Un homme originaire de Franche-Comté a récemment reçu la terrible nouvelle du décès de son fils, survenu en avril 2025. Alors que quatre mois se sont écoulés avant qu'il n'en soit informé, l’hôpital de Bordeaux lui réclame maintenant une somme de 3 800 euros pour couvrir les frais liés à la conservation du corps.
Le père, Laurent, n'avait pas été averti de la mort d'Ange, son fils de 39 ans, qui a tragiquement perdu la bataille contre ses problèmes d'addiction. "C'était un bon garçon, mais la drogue..." se souvient-il, évoquant les difficultés rencontrées au fil des ans. Les relations entre père et fils étaient complexifiées par des appels intermittents, souvent réalisés avec des téléphones prépayés qui changeaient fréquemment.
Une cagnotte pour un père en détresse
En septembre 2025, Laurent a appris la mort de son fils par l'intermédiaire d'un ami. Après avoir pris contact avec les pompes funèbres, il a découvert que le corps d'Ange avait été conservé à la morgue pendant quatre mois, entraînant une facture qu'il peine à supporter. "J'ai déjà dépensé beaucoup pour les funérailles, je ne peux pas payer ça", s'inquiète-t-il.
Cette situation a touché le syndicat hospitalier de Bordeaux, qui a décidé d'agir en ouvrant une cagnotte pour soutenir le père endeuillé. Franck Ollivier, co-secrétaire du syndicat SUD Santé, qualifie cette situation d'abjecte et souligne qu'il s'agit d'une obligation morale de l'hôpital d'apporter un soutien à la famille. "Nous voulions faire quelque chose à notre échelle pour aider", déclare-t-il.







