Le Conseil de l'Ordre des médecins de Paris fait l'objet de vives critiques concernant sa gestion financière et son fonctionnement disciplinaire. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a récemment demandé l'examen de la possibilité de sa dissolution. Le Conseil de l'Ordre des médecins de Paris traverse une période tumultueuse. Sous le feu des critiques, sa gestion financière et son pouvoir disciplinaire sont remis en question. Dans un communiqué du 31 mars, Stéphanie Rist a annoncé qu'elle sollicitait l'Ordre national pour examiner si les conditions permettant une dissolution du Conseil départemental de l'Ordre des médecins de Paris (CDOM 75) étaient remplies, et, le cas échéant, de pousser le directeur général de l'ARS Île-de-France à se prononcer sur cette dissolution. De plus, l'Inspection générale des finances a transmis un signalement au procureur de la République de Paris.
Entre septembre et octobre 2025, une inspection a été menée sur le Conseil de l'Ordre des médecins parisien. Cette mission a mis en lumière des irrégularités notables dans la gestion financière, notamment des indemnités et défraiements mal justifiés, une gestion des dépenses inappropriée et un encadrement insuffisant des ressources. Une situation particulièrement préoccupante a été révélée lorsque des remboursements de 15 000 euros de frais de taxi pour une collaboratrice ont été mis en cause.
Le pédocriminel Joël Le Scouarnec échappe à la sanction de l'Ordre
Il a également été constaté des manquements graves dans le traitement des missions disciplinaires. De nombreux signalements et condamnations pénales, y compris pour des faits très graves, n'ont pas été suivis de sanctions appropriées ou ont été traités avec des délais inacceptables, compromettant ainsi la protection des patients et des praticiens. Le cas de Joël Le Scouarnec, condamné pour possession d'images pédopornographiques, n'a pas donné lieu à une sanction, provoquant un tollé. En raison de ces dérives, le Conseil de l'Ordre des médecins parisien serait désormais sous l'autorité de l'Inspection générale des affaires sociales. Le ministère de la Santé a annoncé que des 'premières mesures concrètes' seraient mises en place dès le mois de mai.







