Le dimanche 29 mars, les Français ont fait le saut vers l'heure d'été, perdant ainsi une heure de sommeil. Cette transition est particulièrement éprouvante pour certaines professions, notamment les boulangers.
Ce texte reflète une partie d'un reportage que vous pouvez visionner ici en entier.
À 2 heures du matin, il est en réalité 3 heures. Pour des travailleurs comme ce boulanger, le réveil a retenti à 1 heure. Une précieuse heure de sommeil envolée. Antoone Dumortier, boulanger à la maison Pitman à Lambersart (Nord), déclare : "C'est un peu dur ce matin, plus difficile que les autres jours. Nous n'avons vraiment pas de chance. On ne travaille pas le week-end où l'on gagne une heure, et on travaille celui où l'on en perd une. C'est la double peine de l'année". Malgré cela, sa production continue de se vendre comme des petits pains.
Un réveil plus tôt pour des journées plus longues
À 6 heures sur le marché du centre-ville de Lille, le soleil est encore caché. Pour mettre en place sa marchandise, ce maraîcher doit s’éclairer. En raison du changement d’heure, le marché n’est pas très fréquenté ce jour-là. "D'habitude, il y a plus de monde, des habitués qui aiment se lever tôt. Là, on les attend", s'impatiente Olivier Delecourt, maraîcher.
En milieu de matinée, les clients commencent à arriver, mais avec une certaine fatigue. "On était de sortie hier soir donc la nuit a été courte. Mais d'ici quelques jours, on reprendra notre rythme", confie un riverain. En somme, les journées vont s'allonger, mais les réveils risquent de rester un peu douloureux.







