À Nanterre, une nouvelle plainte a été déposée par un détenu, dénonçant des conditions de détention jugées "indignes". Malgré les alertes lancées, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa requête.
Le 13 mars, cet individu, incarcéré depuis juillet 2023, a tenté d'intenter une action en justice, exigeant des mesures d'urgence pour remédier à ce qu'il décrit comme une situation "alarmante". Il s'agit d'une réponse à une surpopulation qui atteint 213 %, avec 220 détenus contraints de dormir sur des matelas posés au sol. La situation a été rapportée par Le Parisien, soulignant que les douches sont dans un état déplorable, infestées de cafards, tandis que les cellules sont vétustes et manquent de mobilier adéquat.
Le tribunal a toutefois statué que la requête était non recevable, arguant que les mesures d’urgence sollicitées ne relevaient pas de sa compétence. Selon la décision judiciaire, pour que des mesures soient adoptées en urgence, il doit y avoir un danger imminent pour la liberté fondamentale du détenu, point sur lequel le tribunal n’a pas été convaincu. Il a été précisé que les demandes avaient trait à des revendications structurelles liées à la politique pénitentiaire, ce qui excède le cadre pouvant être jugé en référé.
Cependant, il est important de rappeler qu’en juin 2023, le même tribunal avait demandé au ministère de la Justice d'effectuer des travaux immédiats dans cet établissement. Malgré ces injonctions et les multiples saisines du barreau, aucune amélioration concrète n’a encore été observée.
Le constat dressé par les représentants des droits des détenus reste alarmant. Un expert en droit pénitentiaire souligne : "Il est crucial que les conditions de détention respectent la dignité humaine. Quand la surpopulation et l'insalubrité atteignent des niveaux tels, le risque est élevé pour la santé des détenus tant physique que mentale." Les autorités doivent en tenir compte afin d'évoluer vers une situation plus conforme aux standards reconnus."







