Un internaute du Morbihan a récemment été reconnu coupable de diffamation par la Cour d'appel de Rennes après avoir publié un commentaire dégradant sur Google à l’égard d’un médecin. Cet incident souligne la prudence nécessaire lors des publications en ligne.
Le médecin de SOS Médecins, objet de ces attaques, a agi en justice suite à des allégations le qualifiant pratiquement de « charlatan ». Bien que le médecin ait perdu sa première audience, la cour d'appel a pris une décision favorable, jugeant le commentaire diffamant et nuisible pour sa réputation professionnelle.
Selon les informations rapportées par 20 Minutes, l'internaute a été condamné à verser 3.000 euros au total, soit 1.500 euros pour le préjudice moral et 1.500 euros pour son atteinte à la réputation. Cela marque une victoire symbolique pour le médecin, selon son avocate, Me Émeline Hamon : « Ce verdict rétablit son honneur, ce qui est fondamental. »
L'affaire a débuté fin septembre 2024, lorsque l'internaute a exprimé ses griefs envers le médecin sur la plateforme Google, l'accusant d'une erreur de diagnostic suite à une visite pour sa compagne. Malgré son statut de non-patient, cet avis a eu des répercussions significatives sur l’image du professionnel de santé.
Les inspecteurs de la santé soulignent que les écrits laissés en ligne peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’e-réputation des praticiens. D’autres médecins ont également apporté leur soutien au plaignant en témoignant auprès de la cour de l'impact que peuvent avoir de tels avis sur leur image et celle de leurs pratiques. La situation met en lumière la nécessité de responsabiliser les internautes dans leurs commentaires.
Ce cas rappelle qu’un droit à la liberté d’expression s’accompagne de la responsabilité de ses propos. La décision invite donc à la réflexion sur les limites de l’expression en ligne et les conséquences potentielles qui peuvent en découler.
La décision de la cour est un signal fort dans un contexte où les avis sur Internet sont rapidement diffusés et partagés. L'internaute a la possibilité de se pourvoir en cassation, mais les répercussions de cette affaire devraient inciter chacun à peser soigneusement ses mots lorsqu’il s’exprime sur les plateformes publiques.







