Ce vendredi soir, une quarantaine d'enfants accompagnés de leurs parents se sont rassemblés devant l'école Louise Michel à Albon (Drôme) pour exprimer leur opposition à la fermeture annoncée d'une classe à la rentrée prochaine. Brandissant des pancartes comme "Ne touche pas à mon école !", "Ferme pas ma classe !" et "On n'est pas des sardines !", cette mobilisation a débuté à 17h30 et a pour but de défendre l'école qui accueille des élèves de la maternelle au CE2. Pour l'instant, aucune décision officielle n'a été prise concernant les fermetures dans la Drôme, et la carte scolaire doit être votée à la fin mars, en accord avec les syndicats.
Julie Patard, mère d'élèves impliquée dans cette action, souligne ses craintes quant à l'impact d'une éventuelle fermeture. "Un double niveau de classe serait problématique pour nos enfants," explique-t-elle. "Actuellement, les élèves bénéficient d'un accueil adéquat et d'un soutien adapté."
Un avenir incertain pour Albon
"Nous avons mis en place beaucoup d'initiatives à Albon, telles que des logements sociaux et des maisons constructibles, ainsi qu'une école qui fonctionne très bien. Si une classe ferme, cela pourrait nuire à la qualité de l'éducation et entraîner le départ de familles, ce qui menacerait la vitalité de notre village," ajoute Julie, consciente des enjeux démographiques.
Mobilisations aussi à Tulette et Pont-de-l'Isère
Les parents d'élèves ne sont pas seuls dans cette lutte ; à Tulette et Pont-de-l'Isère (Drôme), d'autres manifestations sont en cours pour défendre leurs écoles respectives. À Pont-de-l'Isère, une pétition a été lancée contre la fermeture d'une classe. Dans la région, les décisions concernant les fermetures de classes ne sont pas encore définitives, et la prise de décision finale sera actuellement discutée avec les syndicats, qui ont prévu une grève le 26 mars pour renforcer leur cause.







