le 8 mars dernier vers 19h, une boule de feu éblouissante a captivé les regards du nord-est de la France ainsi que de ses voisins européens. Ce phénomène, fugitif, n’a duré qu’huit secondes et a rapidement écarté l’idée d’une chute de débris spatiaux issus de l’humanité. Au contraire des étages de fusées qui font leur retour lentement, ce visiteur était un météoroïde, un fragment minuscule de roche spatiale. En pénétrant notre atmosphère, il a généré un météore si lumineux qu’il est qualifié de bolide.
un événement... banal
Bien que ce spectacle ait émerveillé de nombreux témoins, il s’agit en réalité d’un phénomène relativement courant sur notre planète. Chaque jour, la Terre se trouve bombardée par environ 100 tonnes de débris célestes et de poussières. Heureusement, notre atmosphère joue le rôle d’un bouclier protecteur efficace pour tout objet mesurant moins de dix mètres. Les rares vestiges de cette combustion qui parviennent à toucher le sol sont appelés météorites, des objets qui suscitent l'intérêt des chercheurs. La raison pour laquelle de tels événements attirent aujourd'hui autant d'attention réside dans l'efficacité renforcée des réseaux de surveillance du ciel. La prolifération des caméras de surveillance, tant privées qu'industrielles, a permis de capturer ces précieux instants éphémères. De nos jours, un bolide a très peu de chances de passer inaperçu, même s'il s'agit d'un spectacle d'une courte durée. Ces fragments proviennent souvent de comètes ou de petits morceaux d'astéroïdes qui croisent notre orbite.
un événement... naturel
L'Agence spatiale européenne a promptement confirmé l'origine naturelle de ce phénomène éclatant. Alors, la prochaine fois que vous apercevrez une "étoile filante" d'une grande envergure, vous saurez qu'il s'agit d'un bolide flamboyant.
Pour plus d'informations, consultez l'article d'Olivier Sanguy de La Cité de l'Espace.







