Au pied de la stèle du Banel, à Combes, une soixantaine de personnes se sont réunies pour la Journée nationale de la mine et des mineurs. Élus locaux, représentants d'associations et habitants ont célébré l'héritage minier qui a profondément façonné l'histoire de Decazeville.
Christine Teulier, maire d'Aubin, a souligné que cette journée a été instiguée en 2019 par le député Georges Hage. Elle était accompagnée des maires de Decazeville, François Marty, de Cransac, Bernard Canac, d'Auzits, Benoît Olivié, et des conseillers départementaux Graziella Piérini et Hélian Cabrolier, ainsi que du député Laurent Alexandre.
Une catastrophe à l’origine de la commémoration
La date du 10 mars fait référence à la tragédie de Courrières, survenue en 1906 dans le Pas-de-Calais. Cette explosion de poussières de charbon a détruit près de 110 kilomètres de galeries et causé la mort de 1 099 mineurs. La gestion de la crise a provoqué une colère intense parmi les familles, d'autant plus que les recherches de survivants cessèrent trois jours après l'explosion. Ce drame a été un catalyseur pour des changements sociaux significatifs, tels que l'introduction du repos hebdomadaire.
Christine Teulier a rappelé que bien que le charbon ait été au cœur des bassins miniers pendant plus d'un siècle, le travail dans les mines demeurait très dangereux. Elle a insisté sur l'importance de transmettre ce souvenir aux générations futures.
Un héritage toujours présent
La conseillère départementale Graziella Piérini a évoqué le canton d'Enne et Alzou, qui unit deux territoires longtemps perçus comme opposés : le plateau agricole de Rignac et Montbazens et le bassin industriel de Decazeville. Selon elle, l'industrialisation a joué un rôle clé dans l'attractivité du plateau. Malgré les difficultés rencontrées, le bassin compte toujours sur l'engagement de ses habitants pour construire son avenir.
Le souvenir du Banel
Avant le dépôt des gerbes, le député Laurent Alexandre a évoqué la catastrophe du Banel, survenue le 4 septembre 1957, et qui a coûté la vie à huit mineurs. Son grand-père travaillait sur le site à l'époque. Devant la stèle, il a rappelé la fraternité qui unissait les mineurs venus de diverses origines, tous réunis par des conditions de travail pénibles pour extraire le charbon. Au fond de la mine, a-t-il précisé, il n'y avait que des camarades, une véritable communauté de travail.







