Une équipe de bénévoles dévoués se mobilise à la médiathèque de Biarritz pour rendre la littérature accessible à ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent plus lire. La Bibliothèque sonore de Biarritz, intégrée à l’Association des donneurs de voix (ADV), recherche activement de nouveaux bénévoles afin de poursuivre sa mission d’intérêt public : l’enregistrement de livres audio destinés à une audience variée, touchée par des troubles de la lecture.
Contrairement à une idée reçue, les bénéficiaires de ce service ne sont pas exclusivement des personnes malvoyantes. En effet, l'association vise aussi ceux souffrant de dyslexie, de troubles cognitifs ou de handicaps temporaires. À Biarritz, environ 16 adultes et 124 jeunes sont inscrits comme auditeurs, et ils ont accès à un répertoire de livres variés, dont des best-sellers récents comme « La Femme de ménage » de Freida McFadden, « Vers la beauté » de David Foenkinos, ou encore « Demain » de Guillaume Musso.
Il faut environ quatre heures de travail pour produire une heure d’écoute.
Une lecture neutre
Enregistrement d'un livre ne s'improvise pas. Patrick Hualde, trésorier de l’association, précise : « Il existe une charte de qualité stricte. Nous demandons une lecture neutre, permettant une immersion fidèle dans le texte. L’idée n’est pas de performer, mais de faciliter la compréhension pour nos auditeurs. » Cette exigence justifie le temps que demande chaque enregistrement, où il faut environ quatre heures pour une heure d’écoute. Néanmoins, ces enjeux techniques n’entament pas l’enthousiasme des bénévoles, qui restent convaincus de l'importance de leur engagement.
Parmi eux, Françoise Pautrizel, ancienne directrice de l’aquarium de Biarritz, se dédie à l’enregistrement d’ouvrages. Elle témoigne : « C’est émouvant de lire pour quelqu’un ne pouvant plus manipuler un livre. Notre voix devient un véritable lien avec la lecture et la culture. » Grâce aux efforts collectifs des bénévoles, la Bibliothèque sonore de Biarritz propose déjà quelque 1 000 titres en français et une quarantaine en basque.
En quête de bénévoles
André Hiallé, fidèle auditeur des productions sonores, souligne : « Heureusement qu’ils sont là. Grâce à eux, la lecture demeure accessible. » L’association souhaite élargir son équipe de bénévoles, recherchant des donneurs de voix à l’aise avec le numérique ainsi que des lecteurs bascophones pour enrichir son catalogue en langue basque. Chaque enregistrement est le fruit d'une passion partagée pour la lecture : « Lire au rythme de l'enregistrement révèle une musicalité unique des ouvrages, » conclut Françoise.







