Le 13 mars dernier, la compagnie de gendarmerie de Périgueux a orchestré des contrôles surprises à bord des trains reliant Saint-Astier à Montpon-Ménéstérol. Une quinzaine de gendarmes, accompagnés d'un chien spécialisé, ont ciblé les usagers suspectés de consommer des drogues, notamment du cannabis.
Sniper, un malinois entraîné, se déplace habilement dans les couloirs du train pour détecter la drogue. L'opération a mis l'accent sur les trajets entre Périgueux et Bordeaux, avec un objectif clair d'identifier les consommateurs.
Lors d'un contrôle, une jeune femme a été arrêtée après avoir sorti une pochette en plastique contenant de l'herbe. "Je l'ai achetée à Berlin en pensant que c'était du CBD, mais je ne parle pas allemand", a-t-elle déclaré aux gendarmes. Bien que le CBD soit autorisé en France, elle a été dépitée de découvrir que sa découverte n'était pas conforme à la législation française.
Des tests révélateurs
Pour confirmer la nature de la substance, les gendarmes ont procédé à un test où l'herbe a tourné au bleu et violet, signalant qu'il s'agissait de cannabis et non de CBD. "Normalement, ils n'ont pas le droit d'en vendre aux étrangers. C'est passé à l'aéroport", a-t-elle insisté, ignorant les variations de législation entre les pays européens. Les gendarmes lui ont expliqué que le taux de THC dans certains produits peut dépasser les limites légales en France.
De son côté, un autre voyageur a également été contrôlé avec des sachets de cannabis, ayant été convaincu d'acheter légalement du CBD. "Je pensais que c'était tout à fait légal, je ne connais pas trop la différence entre THC et CBD", a pris la défense cet homme, soulignant une mécompréhension croissante parmi les consommateurs.
La lutte contre la drogue
Le commandant Vianney Pauthe a expliqué que ces contrôles sont essentiels pour dissuader les consommateurs de croire qu'ils peuvent acheter du cannabis légalement, même dans les boutiques. "S'ils gardent la facture et consomment chez eux, il n'y a pas de problème", a-t-il ajouté, soulignant que de telles situations ne devraient pas se produire sur la voie publique.
En un après-midi, les gendarmes ont procédé à plusieurs tests, avec un score encourageant dans la lutte contre la consommation de drogues dans les transports en commun. Deux individus ont reçu une amende de 150€ pour usage de stupéfiants, un montant qui a été jugé excessif par l'un d'eux, exprimant son mécontentement.
Après plusieurs heures de contrôles, les gendarmes ont écourté l'opération, le chien Sniper montrant des signes de fatigue. Cette initiative démontre clairement la détermination des autorités à maintenir la sécurité dans les espaces publics, y compris dans les transports en commun.







