Dix personnes ont été placées en garde à vue mardi dernier dans le cadre d'une enquête sur un important réseau de trafic de voitures volées, principalement actif dans les Hauts-de-France et l'Île-de-France. Le département de l'Oise a été particulièrement touché, avec des pertes estimées à près d'un million d'euros.
La gendarmerie nationale a annoncé ce vendredi l'interpellation des suspects, trois d'entre eux ayant été déférés au parquet pour comparaitre le 4 mai 2026. Le parquet de Senlis a également demandé leur détention provisoire en attendant le procès.
L'enquête a débuté en juillet dernier, suite à un renseignement qui a mis en lumière l'existence d'un compte sur une application de partage instantané, utilisé pour planifier des vols de véhicules de marques françaises dans la région parisienne et dans les Hauts-de-France. Les forces de gendarmerie ont indiqué que ce compte était au cœur d'une activité criminelle bien organisée.
Complicité de garages automobiles
Les investigations montrent que ce réseau était structuré autour d'un groupe fixe de malfaiteurs. Un leader dirigeait l'organisation, tandis qu'un autre individu se chargeait du démontage et de la revente des pièces. En outre, des garages automobiles auraient également été complices, fournissant des lieux de stockage pour les véhicules volés. Environ une quarantaine de vols ou tentatives ont été comptabilisés, entraînant un préjudice d'environ un million d'euros.
Pour réaliser leurs opérations, les cambrioleurs utilisaient des équipements électroniques spécialisés permettant d'ouvrir facilement les voitures des marques Citroën, Renault et Peugeot. Selon les autorités, les véhicules volés étaient ensuite redistribués soit pour d'autres infractions, soit démontés et revendus en pièces via des plateformes de petites annonces en ligne.
Au cours de l'opération, les gendarmes ont saisi plusieurs éléments de preuve : six véhicules, dont une dépanneuse, 21 téléphones portables, trois ordinateurs, plus de 25 000 euros en espèces, une Clio volée, ainsi que de nombreux moteurs et pièces détachées. Tout ce matériel constitue une preuve concrète de l'ampleur du réseau criminel.







