Le vendredi 13, synonyme de chance pour certains joueurs, est également une occasion en or pour les casinos. En 2026, le calendrier offre trois de ces journées, une rareté qui ne se reproduira pas avant 2037, attirant ainsi un grand nombre d'amateurs de jeux.
Au casino Barrière d'Enghien-les-Bains, à quelques encablures de Paris, deux habituées, Marie-Laure et Marie-Pascale, espèrent décrocher le jackpot de 50 000 euros en jouant sur des machines à sous. Elles multiplient les visites pour obtenir un billet pour un tirage pouvant rapporter jusqu'à 13 000 euros ce vendredi 13 de mars.
Bruno Chauvin, directeur du casino, note qu'un vendredi 13 peut générer entre 20 et 30 % d'entrées supplémentaires par rapport à une journée ordinaire, ajoutant : "Nous profitons de cette occasion pour intensifier nos opérations commerciales." De son côté, Clément Martin Saint Léon, directeur général des casinos Barrière, souligne l'attrait naturel de cette date pour les joueurs, qui est intensifié par des promotions.
En parallèle, la Française des Jeux (FDJ) s'engage également avec un super Loto affichant un jackpot d'au moins 13 millions d'euros, soulignant qu'il peut engendrer jusqu'à trois fois plus de jeux ce jour-là, selon ses estimations.
Une enquête menée par le CSA pour la FDJ révèle que 38 % des Français sont tentés de jouer à cette date. Élisabeth Belmas, professeure à l'université Sorbonne Paris-Nord, évoque l'histoire de la superstition entourant le vendredi 13, qui, bien que marquée par des craintes, est devenue un symbole de chance moderne.
Dominique Desjeux, anthropologue, explique que ce changement de perception est le fruit de stratégies marketing des années 30, transformant une journée porte-malheur en un jour d'opportunité pour les joueurs. "La superstition et le jeu sont souvent liés," indique Mathieu Chauvin, renforçant l'idée que 41 % des Français se considèrent superstitieux.
Cependant, tous ne croient pas en cette bonne fortune. Olivier, un joueur du casino, avoue qu'il ne participe pas ce jour-là, cité par l'AFP : "Il y a trop de monde, c'est comme un autre jour pour moi, mais un peu de superstition m'intrigue."







