Nicolas Bazzucchi, maire (sans étiquette) de La Penne-sur-Huveaune (Bouches-du-Rhône), fait l'objet d'une plainte pour "harcèlement" déposée par une employée de la mairie, comme le rapportent le parquet de Marseille et le Figaro, reprenant les informations de La Provence. Il est également candidat à sa réélection lors des élections municipales à venir.
Ce nouveau volet judiciaire s'ajoute aux accusations de viols et de violences conjugales déjà portées contre lui par deux anciennes compagnes. Son mandat a été entaché par des poursuites pour l'enregistrement d'images à caractère sexuel sans consentement, ainsi que par une détention provisoire récente, de décembre 2024 à février 2025.
Des relations professionnelles tendues
L'employée municipale, qui a choisi de porter plainte, a déclaré à La Provence que ses interactions avec le maire s'étaient détériorées depuis son arrivée en 2022. Elle l'accuse de soumettre son travail à des critiques ouvertes, créant ainsi un environnement hostile et dévalorisant.
Elle a consulté un médecin du travail et pris rendez-vous avec une psychologue pour traiter une situation qu'elle interprète comme du harcèlement. "J'ai compris que j'étais victime de harcèlement", a-t-elle affirmé, soulignant les impacts psychologiques que cela a engendrés.
Des conséquences graves sur sa santé
Suite à son dépôt de plainte, l'employée a rapporté avoir fait l'objet de représailles, se sentant progressivement isolée professionnellement. De plus, elle fait état d'une menace de rétrogradation, ce qui a provoqué chez elle un malaise auquel a suivi une hospitalisation aux soins intensifs.
"J'ai perdu la vision de l'œil droit, ainsi qu'une paralysie de la jambe", a-t-elle déclaré, en ajoutant avoir subi des crises d'épilepsie. Ces événements ont nécessité des soins prodigués à l'hôpital de la Timone.
Nicolas Bazzucchi défend son intégrité
Candidat à sa réélection dans le cadre des élections municipales de mars 2026, Nicolas Bazzucchi se heurte à des accusations qu'il nie vigoureusement. Son avocat, Me Jérôme Gay, a précisé que l'employée avait d'ailleurs été promue à un poste de direction avec augmentation de salaire, contredisant ainsi les allégations de harcèlement.
De plus, il a exprimé des réserves quant à la médiatisation de cette affaire, qu'il considère comme une instrumentalisation du droit à l'information en période électorale.







