Les deux individus gardés à vue depuis mercredi, dans le cadre de l'enquête liée à la tête de porc déposée devant le domicile de Christian Estrosi, ont été présentés ce vendredi aux juges d'instruction, selon des informations du parquet de Nice.
Damien Martinelli, procureur de la ville, a annoncé la tenue d'un communiqué plus exhaustif dans la journée, mais n'a pas fourni d'autres détails sur l'affaire pour l'instant.
Cette situation désagréable survient à l'aube du premier tour des municipales, complexifiant la campagne de M. Estrosi (Horizons), qui vise à obtenir un quatrième mandat de maire. Selon les derniers sondages, son adversaire, Éric Ciotti (UDR-RN), semble avoir une avance significative.
Des sources proches de l'enquête suggèrent que celle-ci pourrait impliquer une manipulation orchestrée par l'équipe d'Estrosi. Cependant, il reste difficile de déterminer si le maire, qui qualifie ces événements de "machination absolument ignoble", était conscient de la situation.
Parmi les suspects se trouve un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), aujourd'hui âgé de 79 ans et reconverti en détective privé. Le second, un homme d'affaires dans la quarantaine, est un ami et soutien de M. Estrosi.
L'affaire a suscité l'ouverture d'une information judiciaire, avec deux juges d'instruction impliqués et des accusations pour provocation publique à la haine ou à la violence en rapport avec la religion, en plus de violences aggravées dirigées contre un élu.
Il y a quelques jours, deux ressortissants tunisiens ont été mis en examen et placés en détention. L'analyse du téléphone de l'un d'eux a révélé des échanges avec une collaboratrice proche de M. Estrosi, ajoutant à la complexité de l'affaire.
"Je veux connaître la vérité, et plus vite elle arrivera, mieux ce sera", a déclaré le maire lors d'une conférence de presse jeudi, soulignant son désir de clarification dans cette affaire délicate.







