La dernière semaine de campagne pour les municipales à Paris s'annonce rythmée, avec des meetings et une multitude de débats télévisés. Les candidats peinent à se faire entendre, surtout en l'absence de confrontations directes, comme c'est le cas de Rachida Dati, qui préfère éviter le pugilat médiatique.
Dans le Ve arrondissement, Sophia Chikirou de La France Insoumise (LFI) espère capter l'attention avec un meeting ce soir, soutenue par Jean-Luc Mélenchon. En parallèle, Sarah Knafo, candidate d'extrême droite, présentera un meeting au Dôme de Paris. Selon les derniers sondages, elle pourrait rassembler entre 11% et 13,5% des suffrages. Dans un entretien au Figaro, elle a déclaré : "Sans union, la droite perd".
Rachida Dati, face à cette pression, refuse une alliance avec Knafo, arguant sur Franceinfo que sa liste représente un large éventail de sensibilités allant de la droite claire au centre.
D'autres figures de la gauche, telles qu'Olivier Faure du PS, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier et François Ruffin (ex-LFI), se mobilisent également pour soutenir les candidats de gauche à Amiens, espérant faire basculer la mairie des mains du centriste Hubert de Jenlis.
La campagne s'accélère également sur le plan médiatique. France Télévisions a prévu près de cinquante débats sur ses antennes locales d'ici mercredi, révélant l'intérêt croissant pour les enjeux locaux malgré un contexte national tendu.
Selon les données d'OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique, la participation électorale pourrait atteindre 63%, un bond significatif par rapport à 2020, où le Covid-19 avait refroidi l'engagement des électeurs.
En dépit de certaines tentatives de nationaliser le débat, les enquêtes montrent que l'intérêt se concentre principalement sur les enjeux locaux. Une étude d'Ipsos-BVA-Cesi révèle que 76% des électeurs se prononcent en faveur des enjeux locaux et que 61% désirent le maintien de leur maire actuel.
Au niveau national, les discussions autour des alliances pour le second tour entre LFI, le RN et LR dominent le paysage politique. Jordan Bardella, président du RN, a exprimé sur BFMTV/RMC son ouverture à des alliances avec Les Républicains pour contrer des candidats de gauche jugés menaçants.
Les résultats du premier tour, prévu ce dimanche, seront cruciaux avec un seuil de 10% de suffrages nécessaire pour se maintenir au second tour le 22 mars. À partir de 5%, des fusions sont envisageables.
L'enquête d'Ipsos-BVA-Cesi montre que 38% des sympathisants de droite et d'extrême droite se disent favorables à une fusion des listes, tandis que 36% des sympathisants de gauche soutiennent également une telle démarche.







