Le tribunal de commerce de Lille se penche mardi 10 mars sur l'unique projet de reprise de la verrerie Arc, avec ses 3 500 employés. Cette proposition émane de Timothée Durand, petit-fils du fondateur, soutenue financièrement par Matthieu Leclercq, ancien PDG de Decathlon. Le plan de durabilité, however, inclut la suppression de 704 postes, une décision qui pèse lourd sur les employés concernés.
Lors d'une journée de discussions entre direction, administrateur judiciaire et syndicats, des décisions cruciales ont été prises sur l'avenir de l'usine Arc, situées à Arques, près de Saint-Omer, l'un des principaux employeurs privés dans le Nord-Pas-de-Calais. Selon un représentant syndical, après de vives négociations, le nombre de suppressions a été réduit à 704, partant de 900 initialement envisagées. "On est allé au bout du bout, on partait de 900 suppressions de postes au début, on a quand même sauvé des emplois", a commenté un délégué syndical à ICI Nord. De plus, 415 salariés ont exprimé leur volonté de quitter l'entreprise, ce qui pourrait influencer le climat de travail dans les mois à venir.
Matthieu Leclerc apporte 50 millions d'euros
Bien que la situation d'Arc soit précaire, Timothée Durand a opté pour un rachat à hauteur de 50 000 euros, évitant ainsi le symbole d'un achat à un euro, en signe de respect envers la marque et ses employés. Il engage également une caution de 150 000 euros pour garantir sa démarche. Matthieu Leclerc, descendant d'une grande lignée d'entrepreneurs du Nord, met à disposition 50 millions d'euros pour financer ce projet qui pourrait portera la dette totale du groupe à 140 millions d'euros.
200 millions d'euros de dettes effacés
L'État et les collectivités locales, y compris la Région Hauts-de-France et Capso, ont décidé de ne pas réclamer les 200 millions d'euros d’aides qui avaient auparavant alourdi la dette d'Arc. En échange, la verrerie devrait céder certains domaines aux collectivités pour l'implantation de nouvelles entreprises. Ces discussions sont toujours en cours.
Le projet de reprise viserait à maintenir la production de la verrerie à un rythme de 130 000 tonnes de verre par an, avec une visée d'atteindre 137 000 tonnes en 2025, tout en réduisant le personnel de 20 %. Malheureusement, l’un des six fours actuellement en activité sera définitivement arrêté dans les jours qui viennent, marquant une nouvelle étape difficile pour les employés.







