Un record électoral à Coulogne
Coulogne, agglomération de Calais, se prépare pour des élections municipales hors du commun avec pas moins de huit listes en compétition. Cette situation s’inscrit dans un contexte marqué par une forte instabilité politique, fruit de plusieurs années de tensions et de dissidences parmi les élus locaux. Avec ses 5 700 habitants, Coulogne se place désormais en bataille directe avec Calais, la commune la plus peuplée du Pas-de-Calais qui ne compte que six listes.
Un climat politique tendu
Des noms évocateurs comme « Coulogne apaisé », « Réagir ensemble » ou « Reprendre le cap » illustrent bien les aspirations des candidats face à une atmosphère politique tumultueuse. La crise actuelle remonte à 2020, lorsque Isabelle Muys (DVD) a pris la tête de la commune jusqu'alors dirigée par des élus de gauche. Très vite, des tensions apparurent avec le personnel communal et plusieurs membres du Conseil municipal, entraînant une situation qui a conduit à de nouvelles élections en 2023.
Des ambitions contrastées
Dans cette élection, Guillaume Loeilleux (DVG), vainqueur de la dernière élection partielle avec une avance de 97 voix, cherche à instaurer un climat apaisé. Cependant, l’échec à voter le budget a exacerbé les divisions et multiplié les candidatures. Le Rassemblement National, représenté par Andy Flament, est le seul à afficher clairement sa couleur politique. Flament, qui a succédé à un assistant parlementaire, a pour objectif de s’imposer sur le terrain politique.
Des candidats divers et variés
Face au maire sortant, Isabelle Muys tente de retrouver sa place, épaulée par Jérémy Charavel (Divers), un ancien adjoint qui a choisi de se dissocier du groupe dirigeant, soutenu par plusieurs élus. Par ailleurs, Jean-Marc Puissesseau (DVD), ancien directeur du port de Calais, et François Dubout (DVD), figure well-known du paysage politique calaisien, offriront leur propre vision, chacun à leur manière.
Deux autres listes se distinguent également : celle de Morgan Pruvot (DVG), qui réunit des candidats n’ayant aucune expérience d'élu, et celle de Pierre-André Lebecq (DVG), ajoutant une touche d’originalité à la compétition.
Ce climat d’incertitude et de luttes internes promet d’être déterminant pour l’avenir de Coulogne. L’élection municipale de 2026 pourrait bien redéfinir la dynamique politique de cette commune qui aspire à trouver une stabilité.







