Des analyses récentes ont révélé la présence d'une dose « anormale » de céréulide, une toxine produite par le bacille Bacillus cereus, dans un lait infantile ingéré par un nourrisson mort à Angers fin décembre dernier. Ce constat, soutenu par les avocats de la famille, soulève des questions cruciales quant aux circonstances de ce décès tragique.
Les avocats, Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, ont confirmé qu'il s'agit de lait de la marque Guigoz, consommé « dans les heures précédant son décès brutal ». Ils précisent cependant qu'il reste à établir un lien direct entre ce taux élevé de toxine et les causes médicales du décès. Cette information a été relayée par Courrier de l’Ouest.
Le procureur d’Angers, Éric Bouillard, a choisi de ne pas commenter ces informations tout en rappelant que « l'enquête et des analyses sont toujours en cours ». Ce décès tragique a conduit à l'ouverture d'une enquête visant à déterminer les raisons de la mort d'une petite fille de seulement 27 jours, survenue le 23 décembre au domicile de sa mère. Celle-ci avait fait mention d'une boîte de lait Guigoz, qui selon les propos du procureur, « appartenait aux lots rappelés ».
Contrôles aux frontières
Depuis la mi-décembre, cette affaire des laits infantiles a suscité une attention croissante. À l'origine, Nestlé avait rappelé des dizaines de lots de laits infantile dans une soixantaine de pays en raison de la potentielle présence de la toxine céréulide, entrainant une série de rappels similaires d'autres industriels tels que Danone et Lactalis.
En France, trois décès ont été enregistrés parmi des nourrissons ayant consommé des laits concernés par ces rappels, ainsi qu'une dizaine d'hospitalisations. Bien qu'aucun lien de cause à effet n'ait été confirmé, la toxine a été détectée chez un bébé hospitalisé à la fin du mois de février.
Pour renforcer la sécurité, l'Union européenne a annoncé, fin février, un durcissement des contrôles aux frontières concernant les importations de certaines matières premières, en particulier l'huile riche en acide arachidonique, originaires de Chine. Deux agences de l’UE en sécurité alimentaire ont signalé que plusieurs pays européens, dont la France, avaient noté des cas de bébés présentant des symptômes gastro-intestinaux après consommation de lait en poudre.







