Un membre de l'équipe de sécurité du collectif Némésis se trouve actuellement dans un état critique suite à une attaque perpétrée par des militants antifascistes, potentiellement liés à la Jeune Garde, un groupuscule dissous en 2025.
Ce jeudi, lors d'une mobilisation contre la présence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, un jeune homme a été violemment agressé. D'après le collectif Némésis, l'attaque est survenue en marge de cette action, et l'individu, chargé de sécuriser l'événement, a reçu des coups très violents.
Sur leurs réseaux sociaux, le collectif a partagé une déclaration bouleversante : « Hier, un des garçons venu assurer la sécurité de nos militantes a été attaqué par des membres de la Jeune Garde. Le déchaînement de violence était tel qu'il est actuellement entre la vie et la mort ».
Selon un témoin, une trentaine de jeunes se seraient affrontés, certains masqués, dans une ambiance tumultueuse. Quentin, 20 ans, aurait été agressé quelques instants après qu'une militante ait été projetée au sol avec des cris de « fascistes, c'est vous les terroristes ».
Des liens inquiétants avec la politique
Le média Frontières a rapporté que Jacques-Élie Favrot, un collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, pourrait faire partie des agresseurs. Ce dernier a été impliqué dans le mouvement de la Jeune Garde parfois qualifié d'extrême gauche.
Durant une récente réunion, des figures politiques, dont Jean-Luc Mélenchon, ont été vues soutenir le collectif « Éteignons la flamme », qui inclut d'anciens membres de la Jeune Garde avec l'objectif de contrer le Rassemblement national. Toutefois, ce groupe a été récemment associé à des actes de violence et d'intimidation dans plusieurs villes françaises.
Mathilde Androuët, eurodéputée du RN, a dénoncé la violence en déclarant : « Dans un pays qui se veut civilisé, le lynchage ou la mort n'ont pas leur place en politique. » De son côté, le député Matthias Renault a exprimé son soutien à Quentin sur les médias sociaux, soulignant le climat de violence politique encouragé par certaines fractions de la gauche.
Ces événements tragiques soulèvent des questions pressantes sur l'escalade de la violence dans le débat politique actuel en France et sur la nécessité d'une réponse claire des autorités pour garantir la sécurité de tous les citoyens.







