Une commandante de la DGSI, âgée de 45 ans, a tragiquement mis fin à ses jours sur son lieu de travail à Arras (Pas-de-Calais) le jeudi 5 février 2026. Cette nouvelle a été confirmée par l’Agence France-Presse (AFP), faisant état de l'étonnement et du chagrin au sein de la police.
Les circonstances entourant ce drame engendrent une enquête, menée par le parquet d’Arras, afin de comprendre les raisons qui ont conduit à un tel acte. Les collègues de la victime témoignent d'une atmosphère de choc et de tristesse qui règne parmi les agents de la DGSI. Un membre de l'équipe a déclaré : "C’est difficile de réaliser, elle était toujours souriante, impliquée dans son travail. C'est un terrible coup pour nous tous."
Les suicides au sein des forces de sécurité ont suscité une grande préoccupation ces dernières années, mettant en lumière la santé mentale dans des métiers souvent exposés à des situations stressantes. Selon une étude de la L’Aisne Nouvelle, le mal-être au travail au sein des forces de l'ordre est en forte augmentation.
Cette tragédie pourrait relancer le débat sur la nécessité de meilleures mesures de soutien psychologique pour les agents. Des experts en psychologie du travail, comme le Dr Jean-Pierre Morel, estiment qu'il est crucial d'instaurer des programmes de prévention adaptés et de créer un environnement où les policiers se sentent libres de parler de leurs problèmes sans craindre de stigmatisation.
La DGSI, tout en collaborant pleinement à l'enquête, a fait part de son soutien à la famille de la commandante, affirmant qu'ils allaient tout mettre en œuvre pour accompagner ses proches dans cette épreuve douloureuse.
De nombreux collègues et membres de la communauté policière ont commencé à se rassembler pour se soutenir mutuellement, exprimant leur tristesse sur les réseaux sociaux. La profession fait face à un défi humanitaire en ce moment, alors que les questions de santé mentale continuent d’être au cœur des préoccupations dans la police nationale.







