La tempête Goretti, qui a récemment frappé l'ouest de la France, a causé des désagréments notables, bien que les dégâts aient été limités dans l'ensemble. Des villes comme Fécamp et Etretat, en Seine-Maritime, ont vu leurs rues envahies par des galets. Près de Saint-Malo, la route départementale 201 a été complètement ensablée, évoquant des décors dignes d'une course de rallye. Cette route, longeant l’anse Du Guesclin, avait été fermée préventivement le 8 janvier par le conseil départemental, alors que l’Ille-et-Vilaine était placé en vigilance orange en raison d’un risque de submersion marine.
Après six jours d’interdiction, cette route va rouvrir aux automobilistes ce mercredi en fin de matinée. Les équipes du département ont réalisé un travail rapide, en retirant près de 260 tonnes de sable, soit environ 75 mètres cubes, pour rendre la circulation possible.
Cela n’est pas un incident isolé. La RD 201 a déjà été fermée à plusieurs reprises en raison d’ensablements, comme ce fut le cas en décembre 2024 après la tempête Darragh. Les autorités reconnaissent que ces événements deviennent de plus en plus fréquents. Des études récentes indiquent que la dune, qui abrite cette route, recule d’environ un mètre tous les cinq ans à cause des effets du réchauffement climatique. Dans certains secteurs, le recul atteint même un mètre par an, une inquiétude partagée par des experts en environnement.
Face à cette situation alarmante, la route départementale 201 est menacée de disparaître à terme. Des projets de réaménagement et de renaturation du site sont actuellement à l’étude, une nécessité pour préserver la côte bretonne. En outre, il est essentiel d'évaluer l'impact potentiel de ces événements climatiques sur l'écosystème local et la sécurité des habitants. Comme l'affirme un écologue de l'Institut National de l’Environnement, "nous devons agir rapidement pour protéger nos côtes et assurer la sécurité des usagers de la route".







