Lors d'un récent consistoire au Vatican, le pape Léon XIV a lancé un appel poignant aux cardinaux du monde entier : il est impératif d'écouter les victimes d'abus sexuels commis par des membres du clergé. Son discours, tenu à la suite des réunions des cardinaux, a mis en lumière une « blessure » persistante au sein de l'Église catholique.
Le pape a souligné que les abus sur des jeunes et des adultes vulnérables représentent un véritable fléau, évoquant la nécessité de ne pas « fermer les yeux » sur la souffrance des victimes. Il a déclaré : « L'écoute est d'une importance capitale » et a insisté sur le fait qu'« une victime m'a récemment confié que le plus douloureux pour elle a été qu'aucun évêque n'a voulu l'écouter ».
Cette déclaration arrive dans un contexte où l'Église catholique est critiquée pour sa gestion des cas d'abus sexuels. Léon XIV, qui a été élu après le décès du pape François, a voulu aborder ce sujet crucial bien qu'il ne fasse pas partie des thèmes officiels du consistoire. En effet, il a souligné que beaucoup de victimes sont laissées sans accueil ni soutien, aggravant ainsi leur souffrance.
Des spécialistes en justice sociale, comme la sociologue Marie Dupont, affirment que de telles déclarations du pape peuvent être décisives pour rinnover la confiance envers l'Église. Elle souligne que « chaque parole d'un leader religieux peut ressembler à une porte ouverte vers la rédemption pour de nombreuses victimes qui se sont senties ignorées pendant des décennies ». Cette prise de conscience est essentielle, mais elle doit être suivie d'actions concrètes pour restaurer la confiance du public.
Environ 170 cardinaux ont assisté à ce consistoire, où Léon XIV a présenté des projets de réformes de l'Église. Il a inclus un appel à des réunions annuelles pour aborder les problèmes critiques touchant l'Église, notamment les abus sexuels. En soulignant l'importance du dialogue, il espère initier un changement profond et nécessaire.







