Il y a dix ans, le 14 juillet 2016, un tragique attentat a frappé la promenade des Anglais à Nice, laissant derrière lui 86 victimes et de nombreuses autres aux prises avec des souvenirs dévastateurs. Ce jour-là, un camion a foncé dans la foule, marquant le pire attentat en France depuis les événements du 13 novembre. Aujourd'hui, des survivants partagent leurs histoires, révélant les séquelles persistantes de cette nuit traumatisante.
Lyna, 17 ans, a vécu cette horrible expérience à seulement sept ans. Elle se rappelle ce soir-là avec une clarté poignante : "J'étais avec mes parents et mon petit frère, nous devions rejoindre ma grand-mère. Après le feu d'artifice, nous avons été surpris par le camion." Les souvenirs des cris et de la panique la hantent toujours. "J'ai toujours du mal à gérer mes émotions," confie-t-elle. "Je faisais des cauchemars récurrents, même maintenant."
Abdoulaye, 52 ans, était sur place ce soir-là. Souffrant aujourd'hui d'un syndrome de stress post-traumatique, il évoque la confusion et le chaos qui ont suivi l'attaque. "J'ai enjambé des corps et entendu des tirs. J'ai eu l'impression d'échapper à la mort," partage-t-il. Cette expérience a totalement changé sa vie, mettant un terme à ses études en urbanisme et le forçant à se réorienter vers un nouveau parcours.
Marie, une mère de famille niçoise, évoque elle aussi ce soir tragique. Présente avec ses deux jeunes fils, elle a dû les protéger alors que l'horreur se déployait autour d'eux. Bien que la famille se soit reconstruite, les séquelles demeurent. "Nous avons toujours cette peur d'être privés de moments joyeux," admet-elle.
Les témoignages de Lyna, Abdoulaye et Marie sont un vibrant rappel des conséquences dévastatrices du terrorisme et de la résilience des victimes. Leurs récits soulignent également l'importance du soutien, comme celui apporté par l'association Bleuet de France, qui aide chaque année des milliers de victimes du terrorisme à travers le pays.







