Ce mardi 14 juillet marquera le dernier défilé militaire présidé par Emmanuel Macron. Après deux quinquennats, le chef de l’Etat souhaite conclure en beauté, invitant les pays de la Coalition des volontaires — une alliance d’Etats soutenant l’Ukraine face à la Russie. Le président a promis un événement "massif ".
Ce défilé militaire annuel du 14 juillet sera un véritable chant du cygne pour Emmanuel Macron. Déjà à la tête du pays depuis 2017, il présidera ainsi son dixième défilé. À moins d’un an des élections présidentielles, auxquelles il ne pourra pas se présenter, le chef de l'État semble amorcer une tournée d’au revoir.
Pour marquer les esprits, et dans le contexte actuel de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, Emmanuel Macron a décidé d'inviter des représentants de la Coalition des volontaires. Cela répond à une initiative franco-britannique concernant la situation ukrainienne. "C’est un défilé qui reflète l’engagement européen du président depuis le début, notamment sur les questions de défense", a indiqué son entourage dans un reportage relayé par Franceinfo. Près de 500 soldats, issus des 37 pays du groupe, ouvriront la marche, avec des soldats ukrainiens fermant cette partie emblématique sous l'œil attentif de Volodymyr Zelensky.
Un défilé hors normes
Mais la présence étrangère ne sera pas le seul élément significatif de cette célébration. Selon l'Élysée, un nouveau record de participations militaires sera établi ce mardi, avec plus de 6800 participants — militaires, pompiers, gendarmes et autres services — défilant sur les Champs-Élysées, contre 5800 l’an passé. Ce chiffre marquant témoigne de l'augmentation des capacités militaires sous le mandat d'Emmanuel Macron, renforcées selon Orange.
Les réactions politiques à ce projet de défilé concordent cependant rarement. Cédric Perrin, président Les Républicains de la commission des affaires étrangères du Sénat, a exprimé à Le Figaro : "Il tire à lui ce 14-Juillet comme à son habitude en matière de communication". À l’inverse, la ministre déléguée en charge de la Francophonie, Éléonore Caroit, a déclaré que ce n'est pas un "coup d’éclat" de fin de mandat, mais plutôt une "continuité du fil rouge de son quinquennat, où la France joue un rôle au-delà de ses frontières".







