Des cyberattaques récurrentes, des salaires partiellement versés... Environ 100 agents de l'association La Sauvegarde, sur un total de 400, ont choisi de faire entendre leur voix ce jeudi à Agen. La scène était inattendue, avec des pancartes scandant des messages d'exaspération sur l'avenue Michelet.
« C'est un moment d'exaspération rare », déclare Emmanuel Péré, représentant de la CGT, qui, en jointure avec la CFDT, a orchestré cette mobilisation. L'association, pourtant connue pour son silence habituel, vit un tournant critique. Comme l'indique France Bleu, « ces agents s'occupent de plus de 3 000 personnes en situation de fragilité, soulevant ainsi des inquiétudes sur leur capacité à remplir leur mission essentielle. »
Une crise à la Sauvegarde
« Nous avons subi deux cyberattaques en dix-huit mois. Actuellement, nous n'avons plus les moyens de travailler efficacement », se désespère un agent. La situation est d'autant plus alarmante qu'une partie des salariés n'a pas perçu l'intégralité de ses salaires. Ce constat a suscité la colère et la mobilisation, rassemblant près d'un quart de l'effectif, comme le souligne Sud Ouest.
Des élus locaux, comme Dorian Janray et Élodie Benard, se sont également déplacés pour soutenir les manifestants. « Je travaille régulièrement avec des jeunes suivis par La Sauvegarde », explique Élodie Benard, soulignant l'importance de l'association pour le bien-être des jeunes en difficulté.
Des responsabilités négligées
Les revendications des agents incluent la résurgence d'injonctions non respectées par l'Inspection du travail. « Nous avons un turnover important, et nous n'avons toujours pas d'améliorations tangibles », corroborent des syndicats. S'accrochant à leurs espoirs, les agents affirment que leur mobilisation n'est pas un acte de rébellion, mais un appel désespéré à l'aide pour corriger « ces dysfonctionnements systémiques ».
« Notre objectif n'est pas de faire tomber des têtes, mais de régler ces problèmes », souligne Emmanuel Péré. « Nous avons prévu de rencontrer nos financeurs afin de discuter des solutions à adopter. » La prochaine rencontre avec les chefs de service et le conseil d’administration pourrait s'avérer décisive.
Bien que la direction, représentée par Bertrand Perinetti, évoque des excuses liées aux cyberattaques, il reste essentiel pour les agents de porter un regard critique sur la gestion actuelle. « Oui, nous avons subi des cyberattaques, mais cela n'excuse pas un manque de communication et de soutien » conclut un participant à la manifestation.







