Alors que la France endure une intense vague de chaleur, un phénomène inquiétant émerge : l’ouverture illégale des bouches à incendie. Cette pratique, surnommée le "street-pooling", consiste à forcer ces installations pour se rafraîchir, et bien qu'elle semble ludique, elle soulève des inquiétudes majeures. Non seulement ce comportement est illégal, mais il représente aussi un risque considérable pour la sécurité des citoyens.
Des jets d’eau jaillissent dans les rues, comme l’illustre une récente scène à Clichy où un groupe d’enfants a ouvert illicitement une borne afin de s’amuser. L'un des jeunes a déclaré : "Avec cette chaleur et l'absence d’infrastructures adaptées, on a voulu que les enfants s’éclatent. Et ça a fonctionné !" Ce propos souligne l’aspect communautaire d’une des pires dérives, selon les experts.
Cependant, comme l’a averti le capitaine Jean-Baptiste Brier du service départemental d’Incendie et Secours du Val-d'Oise, les accidents potentiels sont alarmants. L’ouverture d’une bouche à incendie peut engendrer une pression énorme, propulsant des individus loin de leur position, mettant même leur vie en danger. "Certains peuvent même être victimes de traumatismes majeurs, pouvant entraîner la mort, sans parler des risques d’électrocution liés aux installations électriques à proximité", a-t-il souligné.
Cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende encourus
Pour contrer cette problématique, les autorités municipales à Clichy ont renforcé la sécurité de leurs 250 bouches à incendie. Patrice Pinard, maire adjoint à la sécurité, a expliqué : "Nous avons installé un dispositif de sécurité qui ne peut être ouvert que par un professionnel avec une clé spéciale." Il souligne que l’ouverture non autorisée d’une bouche à incendie équivaut à gaspiller plus de 30 000 litres d’eau potable par heure, une ressource précieuse, notamment en cas de besoin urgent dans la gestion des incendies.
Les implications sont sérieuses : ouvrir une bouche à incendie illégalement peut entraîner des peines allant jusqu’à cinq ans de prison et des amendes de 75 000 euros. En prime, cela altère les capacités d’intervention des pompiers, augmentant les risques pour la collectivité.







