L'association Véloxygène célèbre une décision marquante : la cour d'appel de Douai a ordonné à Amiens Métropole d'aménager des pistes cyclables rue Saint-Fuscien et chaussée Jules Ferry, deux parcours souvent empruntés par les cyclistes. Cette victoire fait suite à un long combat judiciaire.
Dix ans de procédures judiciaires
Ce dossier, qui traîne depuis 2016, oppose Véloxygène à la métropole d'Amiens. À l'origine, l'association reprochait à la collectivité de ne pas respecter le code de l'environnement lors d'importants travaux sur la rue Saint-Fuscien. Selon Véloxygène, il était essentiel d'y établir une voie cyclable « sécurisée et continue ».
À l'époque, Amiens Métropole, alors dirigée par le Républicain Alain Gest, s'était défendue en affirmant que les marquages au sol étaient adéquats. Cette position a été remise en question. Après des recours successifs, le Conseil d'État a donné raison à Véloxygène en janvier 2022.
Nouvelle condamnation d'Amiens Métropole
Malgré la décision précédente, la métropole a tardé à entreprendre les travaux, poussant l'association à faire de nouveau appel à la justice. En novembre 2024, le tribunal administratif a réaffirmé le besoin d’aménagements, une décision que la cour d'appel de Douai a récemment confirmée, en ordonnant à Amiens Métropole de se conformer dans un délai de six mois.
L'association se montre « très vigilante quant au respect de ce calendrier » et propose son soutien à la Métropole pour ces aménagements essentiels. Édouard Goubert, porte-parole de Véloxygène, a déclaré à Radio France : « Nous sommes déterminés à suivre cette affaire de près pour s'assurer que les cyclistes bénéficient enfin d'une infrastructure adaptée. »







