Le parquet de Paris a ouvert une enquête suite à des allégations d'ingérence étrangère concernant La France insoumise (LFI) lors des élections municipales. Des accusations de fausses informations, notamment des rumeurs de viol, ont été évoquées.
Sébastien Delogu, candidat à Marseille, a témoignagé de l'horreur d'un affichage trompeur liant son image à de fausses accusations. "Vous prenez votre voiture et vous voyez un panneau avec votre nom et un QR code qui renvoie vers des accusations mensongères", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Paris.
François Piquemal, un autre candidat, a également partagé son expérience, décrivant la création de faux profils sur les réseaux sociaux qui ont répandu des rumeurs infondées durant les campagnes de Toulouse. Il a exprimé son inquiétude face à la possibilité d'une ingérence: "L'extrême droite israélienne a-t-elle volé les municipales à Toulouse ?"
Cette campagne de dénigrement, qui aurait été orchestrée depuis Israël, a été confirmée par des sources proches du dossier. D'importants médias comme Libération et Haaretz ont rapporté l'implication de sociétés basées dans ce pays.
Me Xavier Sauvignet, avocat pour LFI, a évoqué la situation comme un scénario tiré des séries d'espionnage, indiquant l'existence de réseaux en Israël liés à des services d'espionnage. David Guiraud, un autre candidat mentionné, a été ciblé pour son soutien à la cause palestinienne, selon Delogu.
Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir cette enquête d'initiative, suite à des signalements sur des opérations malveillantes visant à manipuler les informations lors des élections. Les magistrats ont examiné les publications du service Viginum, notant des tentatives de diffusion de contenus trompeurs pouvant nuire aux intérêts de la nation.
L’enquête vise à déterminer si une ingérence étrangère a eu lieu dans ces campagnes électorales. Bien que le parquet n'ait pas reçu de plainte formelle, les investigations se concentrent sur les actions d'une entreprise nommée BlackCore, présumée responsable de ces manipulations sur les réseaux sociaux.
Les chefs d’accusation incluent "intelligence avec une puissance étrangère" et "détournement de suffrage par fausses nouvelles", parmi d'autres. Les enquêteurs de l’Unité Nationale Cyber ont été mobilisés pour traiter cette affaire, qui soulève des questions de sécurité nationale.
Piquemal a par ailleurs déposé un recours en annulation des élections municipales devant le tribunal administratif de Toulouse.







