LE TOURISTE. À l’aéroport Charles-de-Gaulle, la conversion de devises avant de prendre son vol peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. Entre taux exorbitants et offres séduisantes, de nombreux détails peuvent rapidement alourdir la facture, perturbant ainsi une escapade tant attendue.
« Je vous fais un prix avec seulement un euro de commission » : c’est ce que nous avons entendu dans un bureau de change du terminal 2 de Roissy. Sur le moment, nous avons cru bénéficier d’un bon plan. « Je vous ai enlevé les frais », s’est réjouie l’employée. Malheureusement, après avoir finalisé notre échange, le montant reçu fut bien plus bas que prévu : une perte de près de 50 euros. Selon la cambiste, « ce sont les taux des aéroports » qui expliquent cette situation. En effet, même si la commission était presque inexistante, l’écart des taux appliqués par ce bureau était bien supérieur à ceux des agences du centre parisien.
Fort heureusement, nous avons pu annuler la transaction dans les trois heures et retrouver notre montant initial. Cependant, cette option ne sera pas disponible dans un autre bureau, situé à quelques pas, où nous avons demandé à convertir 250 euros en dinars tunisiens. À notre grande surprise, le cambiste nous a remis 550 billets, ce qui correspond à un manque de 88 euros par rapport à la valeur de la devise. Bien que le prix comprenne une commission de sept euros, le taux pratiqué demeure excessif, entraînant une perte de 81 euros. Pour des conseils fiables, la direction générale des douanes et droits indirects recommande de toujours comparer les taux avant d’effectuer une transaction à l’aéroport.
Pour en savoir plus sur ce sujet crucial, visionnez notre reportage vidéo ci-dessus.







