Une nouvelle étape vient de se dessiner dans l'enquête entourant les pratiques contestées de X : Elon Musk est désormais visé par une information judiciaire ouverte à Paris, marquant ainsi les débuts d'une enquête plus poussée sous la supervision d'un juge d'instruction.
Les investigations lancées en janvier 2025 visent à examiner la possible complicité de diffusion d'images pédo-pornographiques. Le parquet de Paris a confirmé ces détails, reprenant des informations initialement rapportées par Le Monde.
Lors d'une précédente convocation, Elon Musk, l'homme d'affaires à la tête de X, n'a pas donné suite à une audition libre en avril. Cette absence n'a pas freiné les poursuites, comme l'a indiqué le député macroniste Eric Bothorel, qui a particulièrement plaidé pour une rigoureuse application des lois françaises vis-à-vis des géants du numérique.
"L'enquête a clairement révélé des motifs valables pour engager des poursuites", a-t-il déclaré à l'AFP. Il a par ailleurs insisté sur le respect des législations en vigueur en France, mettant en exergue la responsabilité accrue des plateformes quant à la conformité aux exigences locales.
De son côté, Arthur Delaporte, un député socialiste, a salué l'avancée de l'enquête, affirmant que la lutte contre la prolifération de contenus dangereux sur les réseaux sociaux est cruciale. Il a aussi loué le travail des enquêteurs face à ce dossier délicat.
La plateforme X, guidée par Elon Musk et l'ex-directrice générale Linda Yaccarino, fait l'objet de critiques importantes pour sa gestion des contenus illégaux. Il est à noter que le parquet de Paris a déjà pris des mesures similaires contre d'autres plateformes comme Telegram et TikTok.
Musk, pour sa part, n'a pas hésité à critiquer la justice française sur X, qualifiant ses magistrats de "marionnettes" et allant jusqu'à dire : "Ce sont des attardés mentaux." Une attitude qui continue de brouiller les relations entre lui et les autorités.
Fin avril, Pavel Durov, le fondateur de Telegram, a exprimé son soutien à Musk, accusant la France de détériorer sa légitimité en poursuivant des enquêtes considérées comme des attaques à la liberté d'expression.
Les investigations se concentrent notamment sur l'éventuelle diffusion d'images pédo-pornographiques, mais aussi sur les risques associés à l'intelligence artificielle développée par X, notamment en matière de "deepfakes". Cette problématique soulève des questions éthiques et juridiques importantes.
La Ligue des Droits de l'Homme a également pris la parole, soutenant que des enquêtes approfondies sur la plateforme et son IA sont nécessaires pour garantir les droits des citoyens. En réponse aux perquisitions menées chez X, la plateforme a dénoncé des méthodes qu'elle considère comme abusives.







