Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a récemment pris un arrêté pour restreindre l'installation de distributeurs automatiques de CBD. Selon cet arrêté, les dispositifs ne pourront pas être situés à moins de 500 mètres des établissements fréquentés par des mineurs, tels que les écoles, collèges, lycées et installations sportives.
Cette décision fait suite à une polémique soulevée à Bruay-la-Buissière, où un distributeur a été placé à proximité d'établissements scolaires. Lors d'une conférence de presse, M. Lauch a exprimé son inquiétude concernant la facilité d'accès aux produits à base de CBD pour les jeunes, rappelant que la vente de CBD est strictement interdite aux mineurs en France. Il a indiqué que le système de contrôle d'âge des machines était insuffisant, permettant potentiellement aux mineurs d'utiliser des cartes d'identité volées à leurs parents pour effectuer un achat.
Le préfet a également mandaté les maires du département à signaler toute nouvelle installation de distributeurs de CBD, renforçant ainsi les mesures de prévention pour assurer la sécurité des jeunes. De son côté, le propriétaire d'un distributeur à Bruay-la-Buissière, un étudiant de 22 ans, a manifesté son acceptation de ces règles, tant qu'elles respectent le droit à la liberté d'entreprendre.
Cette décision s'inscrit dans un cadre plus large de protection des jeunes face aux substances potentiellement nocives, et soulève des questions sur la régulation du marché du CBD en France. Selon plusieurs experts en santé publique, ce type de réglementation est nécessaire pour éviter l'augmentation du taux de consommation de produits psychoactifs chez les jeunes, comme l'indique une étude récente publiée par Santé Publique France.
Alors que le débat sur le CBD se poursuit, cette décision du préfet marque un tournant dans la manière dont ces produits seront gérés dans le Pas-de-Calais.







