Un euro pour un repas : une initiative pour tous les étudiants à partir de lundi

À partir de lundi, le repas à un euro sera accessible à tous les étudiants dans les restaurants universitaires.
Un euro pour un repas : une initiative pour tous les étudiants à partir de lundi
Le plus grand défi réside dans le « risque de saturation », que ce soit au niveau de la capacité d’accueil, de la quantité de repas à servir, des files d’attente ou de la zone de stockage disponible, a rappelé la présidente du Cnous, Bénédicte Durand

Dès lundi, tous les étudiants pourront bénéficier d'un repas à un euro dans les restaurants universitaires. Cette initiative fait suite à une demande persistante des organisations étudiantes et vise à surmonter la précarité croissante parmi les jeunes. Intégrée au budget 2026, elle représente une concession du gouvernement face à la pression des députés socialistes.

Auparavant, seuls les étudiants boursiers ou en difficulté financière avaient accès à ce tarif réduit, qui s’élevait à 3,30 euros pour les autres. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a coupé court aux critiques en annonçant cette mesure, parmi d’autres, pour améliorer le pouvoir d’achat en janvier. Un budget de 50 millions d'euros a été alloué pour soutenir cette generalisation, bien que le coût réel d'un repas soit estimé entre 8 et 9 euros.

Risque de saturation

Le défi principal réside dans la gestion de l’afflux d'étudiants, avec un risque de saturation dans les restaurants. La présidente du Crous, Bénédicte Durand, a souligné lors d'une visite à Bordeaux que la plupart des étudiants se servent entre 12h et 13h, entraînant déjà des files d’attente. Raymond Riviere, représentant syndical à la CFDT, a exprimé ses doutes en affirmant que les ressources financières prévues ne sont pas à la hauteur des attentes.

Les enjeux de la mise en œuvre

“Je pense que les étudiants boursiers doivent rester prioritaires dans cette démarche”, a déclaré Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur. Cette généralisation, qui commence en mai, sera un test avant la rentrée universitaire de l’automne prochain. Les Crous prévoient d'augmenter leurs effectifs de 204 ETP pour faire face à une affluence supplémentaire estimée de 12% d’étudiants non boursiers.

Des témoignages d'étudiants comme Juliette, qui d'habitude ne mangeait qu'une fois par semaine au Crous, témoignent de l'impact positif de cette mesure. Cependant, des inquiétudes persistent quant à l'accessibilité du repas à un euro pour tous, notamment pour ceux qui sont éloignés des sites universitaires.

Ainsi, certaines organisations, comme l'Union étudiante, mettent en garde contre la mise en place de mécanismes de compensation qui risquent d'affaiblir cette avancée. Les étudiants espèrent une application efficace et soutenue de cette réforme, tout en gardant à l'esprit les défis d’infrastructure et de logistique à surmonter.

Lire aussi

Un euro pour un repas : une initiative pour tous les étudiants à partir de lundi
Découvrez comment la généralisation du repas à un euro pour tous les étudiants débutant lundi peut transformer la vie sur les campus et améliorer le pouvoir d'achat.
08h37
Retour sur un 1er mai aux luttes ravivées
Découvrez les tensions et luttes qui ont marqué le 1er mai en France, un symbole fort pour les travailleurs face à des réformes controversées.
1 mai
Charente-Maritime : des sanctions plus dures pour l'usage du téléphone au volant
La Charente-Maritime impose désormais des suspensions de permis pour téléphone au volant, rejoignant d'autres départements. Découvrez les réactions et les statistiques liées à cette mesure.
1 mai
Dans l'ombre des Macron, le chocolatier Jean-Alexandre Trogneux dévoile son témoignage
Jean-Alexandre Trogneux, chocolatier et neveu de Brigitte Macron, partage les impacts de la présidence sur sa vie et son métier.
1 mai
Des teufeurs s'installent sur un terrain militaire dangereux près de Bourges
Près de 8000 personnes se sont réunies pour une free party sur un site militaire risqué près de Bourges.
1 mai
Face au frelon asiatique, les apiculteurs s'inquiètent des moyens alloués
Alors que le gouvernement prévoit trois millions d'euros pour les apiculteurs, la lutte contre le frelon asiatique nécessite des moyens bien plus conséquents. Les experts s'alarment. Découvrez les enjeux de cette invasion.
1 mai