Les autorités ont récemment révélé qu'un important trafic de cigarettes et de stupéfiants a été mis à jour à Saint-Doulchard, avec la saisie de 7,9 tonnes de cigarettes contrefaites, 80 kilos de cannabis, ainsi qu'une dizaine de kilos d'autres drogues, dont cocaïne et ecstasy. Les enquêtes, commencées en juillet, ont abouti à l'arrestation de quatre hommes, trois d'entre eux originaires de Bourges et un quatrième résidant dans l'Oise.
Les clients de ce réseau se regroupaient sur des parkings de supermarchés pour recevoir leurs commandes, effectuées par le biais de réseaux sociaux. "Les clients passaient commande via des réseaux sociaux, notamment sur Snapchat. Ils étaient contactés pour les livraisons à l'arrière de camions", a précisé Céline Visièdo, procureure de la République à Bourges.
Le réseau s'approvisionnait en tabac à bas prix au Luxembourg, où un paquet de cigarettes coûte environ 5,50 euros. "On estime que l'auteur principal a réalisé au moins dix trajets avec un véhicule ouvreur. D'autres personnes ont vraisemblablement contribué à la logistique", a commenté Visièdo. La valeur de revente du tabac saisi est estimée à 3,6 millions d'euros.
Le principal suspect, déjà incarcéré après une arrestation par les douanes à Chalons en Champagne, avait un casier judiciaire chargé avec treize mentions. Malgré son incarcération, les investigations des gendarmes de Bourges ont permis d'interpeller trois autres complices. En plus des cigarettes et des drogues, les forces de l'ordre ont saisi 214.000 euros en liquide et douze véhicules, dont cinq de luxe.
Les suspects, récemment relâchés sous contrôle judiciaire, sont désormais poursuivis pour trafic de drogue et de tabac en bande organisée. Alors que l'un d'eux reconnait une partie des faits, les autres ont gardé le silence. Peter, le colonel des gendarmes, a déclaré : "L'ampleur de ce réseau est assez édifiante. Des territoires qui semblaient jusqu'à présent préservés, comme le Cher, sont désormais touchés par ces trafics." Il ajoute que le trafic de tabac et les stupéfiants, autrefois concentrés sur les zones frontalières, s'étendent désormais à des zones plus intérieures.







