La ville de Montélimar est encore sous le choc après l'agression violente de son directeur de police municipale, survenue alors qu'il rentrait chez lui. Le maire, Julien Cornillet, qualifie cet acte de « tentative d'intimidation » et réclame des mesures urgentes pour améliorer la sécurité, notamment la réactivation de la Brigade anticriminalité supprimée en 2008.
Selon des sources locales, le policier a été attaqué par un groupe d'une dizaine d'individus alors qu'il se trouvait devant la gare, en civil. Les circonstances de l'agression laissent penser que l'homme a été reconnu comme un membre des forces de l'ordre, ce qui aurait motivé l'attaque. Victime de multiples coups, il souffre désormais de quatre fractures au visage, ce qui le met en arrêt de travail pour deux semaines.
Face à cette situation alarmante, le maire Cornillet a constaté une augmentation de la population de 40 % depuis 2000, sans pour autant voir le nombre de policiers nationaux croître. Dans cette optique, il a décidé d'anticiper son projet de campagne visant à porter l'effectif des policiers municipaux à 50 agents, augmentant ainsi de douze postes. Le maire a également interpellé l'État sur la nécessité de réformer les systèmes de sécurité, comme le souligne Le Monde.
Ces événements soulèvent des préoccupations croissantes non seulement à Montélimar, mais dans toute la France, où de nombreux élus et experts comme Fabrice Baland, criminologue à l'université de Lyon, appellent à une révision des politiques de sécurité pour contrer cette montée de la violence.







