Le député François Ruffin a inauguré sa campagne présidentielle le 25 avril à Lyon, mettant l'accent sur les bas salaires et la nécessité de soutenir les « travailleurs essentiels ».
Ruffin, présent à la Place Louis-Pradel devant près de 2 000 personnes, a opté pour une approche inédite digne d'un « entretien d'embauche » politique. Selon 20 Minutes, son discours a résonné avec ceux qui soutiennent les travailleurs souvent oubliés.
Dans une France qu’il juge dirigée par la loi du profit, Ruffin a dénoncé le manque de reconnaissance et de compensation pour les professions les plus éprouvantes, évoquant notamment les aides-soignantes, les enseignants ou les ouvriers. Ce député, qui a quitté La France insoumise pour fonder le mouvement Debout !, n’a pas hésité à critiquer le Rassemblement national, accusant sa direction de prétendre défendre les ouvriers tout en collaborant avec le patronat.
Des promesses sur le Smic et les bas salaires
Au centre de son discours, il a distribué un « Cahier de campagne », mettant en avant les « travailleuses et travailleurs essentiels », ceux qui ont permis au pays de surmonter les crises sans que leurs conditions de vie s’améliorent. Parmi les engagements, une revalorisation du Smic à 1 700 euros nets et une indexation stricte sur l’inflation figurent en bonne place.
En cas de succès, Ruffin souhaite instaurer une prime de 1 000 euros pour les salariés à faible revenu, financée par leurs employeurs et exonérée de taxes. Il a également proposé de taxer plus lourdement les grandes entreprises qui, selon lui, profitent d’aides publiques sans contribuer équitablement.
Enfin, s’appuyant sur son slogan « Je suis un député au SMIC, je serai un président au SMIC », Ruffin vise à faire de la justice sociale et des inégalités l’épine dorsale de sa candidature. Toutefois, il a éludé les questions relatives à une éventuelle primaire à gauche lors de cet événement à Lyon.







