La question des négociations commerciales est relancée avec l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur les coûts des matières premières. Les industriels du secteur agro-alimentaire, confrontés à des dépenses accrues, suggèrent que les prix négociés ne correspondent plus à la réalité actuelle. Cependant, les distributeurs, dont les marques connaissent un regain d'intérêt, s'opposent fermement à toute renégociation.
Dans ce contexte, Dominique Schelcher affirme qu'il n'existe que peu de demandes tangibles d'augmentation des prix. Il répond à l'inquiétude croissante des consommateurs, penchés vers les marques distributeurs, souvent 20 à 25 % moins chères tout en maintenant une qualité compétitive, souvent obtenue grâce à des partenariats avec des PME françaises.
"Les industriels doivent être conscients de la gravité de la situation", souligne Schelcher, précisant que des augmentations excessives pourraient entraîner une perte de confiance durable. Il se souvient, par exemple, de la baisse des ventes de chocolat durant les fêtes en raison d'une inflation mal perçue par les consommateurs.
Les dernières négociations commerciales, qui se sont achevées le 1er mars, avaient déjà abouti à une augmentation minime des prix (+0,05 %), bien loin des +3,5 % souhaités par les industriels. Ce décalage, associé à l'augmentation des coûts de production causée par le conflit, pousse certains acteurs à réclamer la réouverture des discussions.
Pourtant, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a jugé ces demandes prématurées et limitées. Le gouvernement, de son côté, reste en retrait; le ministre du Commerce, Serge Papin, ayant indiqué une possible réouverture des négociations, sans se prononcer sur un calendrier précis. Une situation à suivre de près, dans un contexte de tension économique et d'attentes fluctuantes des consommateurs.







