Plus de 500 personnes ont défilé ce samedi 25 avril, lors de la sixième édition de la marche des fiertés à Fâches-Thumesnil. Événement qui a su mobiliser la communauté locale, il a eu lieu malgré l'annulation décrétée par la mairie pour des raisons logistiques, selon des déclarations rapportées par France 3.
Portant des drapeaux multicolores et accompagnés de fanfares, les participants ont ravivé les rues de la ville. Le collectif Lille Pride, à l'origine de cette initiative, s'est organisé pour maintenir le rassemblement malgré les objections de la municipalité dirigée par Brice Lauret, un élu de la droite qui avait exprimé ses inquiétudes concernant l'organisation de l'événement lors de son annonce d'annulation.
La marche des fiertés maintenue
Le nouvel édile a également provoqué des tensions en retirant le drapeau LGBT+ qui flottait auparavant sur la façade de la mairie, une initiative prise par son prédécesseur. Ce dernier, accompagné des députés insoumis Aurélien Le Coq et Ugo Bernalicis, a été présent lors de la marche, soutenant les revendications des participants.
Plus importante que jamais
Thérèse, co-déléguée de l'association Sos Homophobie, a réaffirmé l'importance de cette mobilisation : "Plus que jamais, nous avons besoin de défiler, de montrer que nous aimons qui nous voulons. Nous sommes dix fois plus nombreux que l'édition précédente, un véritable symbole !" Elle a également mis en avant la nécessité d'organiser de tels événements dans les petites villes : "Avant, seule la Pride de Lille existait ; aujourd'hui, nous voyons des événements similaires à Valenciennes et Douai, prouvant que notre présence est essentielle partout."
La marche a finalement obtenu l'aval de la préfecture, permettant aux collectifs de s'organiser en dépit des défis. Pour Nicolas Heyn, coordinateur de Lille Pride, ces manifestations sont d'autant plus cruciales : "Les récents propos homophobes montrent que les droits des LGBT+ sont vulnérables. Nous devons persister dans notre lutte !" Avec un message puissant, il a encouragé la foule à continuer la mobilisation.
Le rassemblement s'est agité lorsque des manifestants ont tenté de réinstaller un drapeau LGBT+ sur la mairie, provoquant de légères altercations avec les forces de l'ordre. Cet événement a, sans aucun doute, illustré une communauté unie et déterminée à revendiquer ses droits dans un climat de tensions croissantes.







