Après une long combat, le tribunal administratif de Versailles a rejeté l'ultime recours des opposants au projet de pont d'Achères, marquant une étape décisive dans ce dossier controversé. Les travaux préparatoires, déjà entamés, vont poursuivre leur cours selon les annonces du conseil départemental des Yvelines.
Cette décision a été perçue comme un coup dur pour plusieurs associations, notamment le Copra 184, Adiv-Environnement et Triel environnement, qui avaient exprimé leurs craintes quant à l’impact écologique du projet, en particulier sur des espèces protégées comme l’œdicnème criard. Selon le jugement, la présence de ces espèces n’a pas été jugée probante.
Une décision au service de l'intérêt public
Le tribunal a reconnu que le projet servait "à une raison d'intérêt public majeur", en soulignant son rôle crucial dans le désengorgement d'un secteur en forte urbanisation. Le pont est également perçu comme une infrastructure facilitant le transport, permettant de relier plus efficacement les deux rives de la Seine et soutenant la réalisation du tram 13, une alternative au transport routier.
Le président du conseil départemental, Pierre Bédier, s'est félicité de cette décision, la qualifiant de "reconnaissance claire" de la nécessité du projet. Il a également souligné la rigueur des démarches entreprises pour allier développement et respect de l'environnement.
Les opposants s'organisent pour l'avenir
Face à ce revers, les collectifs demeurent mobilisés. L’ancien maire de Triel-sur-Seine, Cédric Aoun, a récemment tenté de freiner le projet en mettant en question la rétrocession de chemins nécessaires au passage du pont. "Ces constructions n'apportent rien aux habitants", a-t-il déclaré.
Les opposants, bien que frustrés par le jugement, comptent organiser une réunion pour discuter des prochaines étapes de leur action. "C'est un sentiment diffus que nos préoccupations n'ont pas été correctement prises en compte," a déclaré un membre de Copra 184.
Cette lutte, entamée en 2014, a été marquée par de nombreuses manifestations et soutiens d'élus locaux, soulignant la division en cours au sein des collectivités quant à l’importance de ce projet d’infrastructure.







