Olivier Gantois, à la tête de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), représentant environ 4.200 stations-services, a déclaré sur RTL qu'il n'existe pas de raisons de s'inquiéter face à un potentiel risque de pénurie. "Pour le mois d'avril, nous avons une visibilité positive sur les approvisionnements," a-t-il affirmé. En effet, les craintes d'une "crise noire" sur le marché pétrolier semblent infondées, du moins pour l'Europe et la France.
"Nous ne voyons pas d'avril noir poindre pour le moment," a précisé Gantois.
Malgré tout, une station-service sur quatre aurait signalé une pénurie de carburant au cours du week-end pascal, situation essentiellement liée aux déplacements massifs des vacanciers et non à des conflits géopolitiques, a-t-il nuancé. "Le week-end dernier a engendré une forte demande, et la logistique des livraisons a été mise à rude épreuve," a-t-il expliqué.
"Les camions ne circulent pas durant les week-ends et jours fériés, ce qui complique les livraisons," a-t-il ajouté.
Concernant le transport aérien, Olivier Gantois estime que les approvisionnements resteront également stables, et il a commenté la récente flambée des prix des carburants, soulignant qu'elle est souvent anticipée en réponse à l'évolution du marché global. "Lorsque le baril a grimpé à 130 dollars, la prudence a dicté des hausses tarifaires," a-t-il observé.
"Il est essentiel de payer le prix de marché si nous voulons du carburant," a-t-il insisté.
En dépit des prix à la pompe en hausse, Olivier Gantois note que la consommation augmente. En mars 2026, celle-ci était en hausse de 1% par rapport à l'année précédente. Il encourage les automobilistes à adopter des solutions de mobilité plus durables, telles que le covoiturage ou les véhicules électriques, face à une perspective de coûts croissants. "Il n'y a pas réellement de solutions immédiates pour diminuer les prix des carburants," a-t-il insisté, contredisant les demandes de certains syndicats pour un plafonnement des prix.
En matière de fiscalité, il demeurait opposé à une nouvelle taxation du pétrole, arguant que "le pétrole en France ne générerait pas de revenu bénéfique pour l'État." Cette déclaration est particulièrement révélatrice à la lumière des derniers rapports de Greenpeace indiquant que les compagnies pétrolières tireraient des bénéfices considérables depuis le début du conflit au Moyen-Orient, avec des surprofits atteignant près de 12 millions d'euros par jour. Des chiffres que Gantois réfute, arguant que la majorité de ces profits sont réalisés hors de France.
En somme, malgré les fluctuations des prix et les tensions sur le marché mondial, Olivier Gantois projette une image optimiste pour l'approvisionnement en carburant en France, tout en prônant une adaptation des comportements de consommation.







