Champignons, baies, fleurs... Une balade en forêt offre de nombreuses possibilités de cueillette. Cependant, il est impératif de se conformer à certaines règles pour éviter des sanctions.
Cueillette des champignons : les limites à respecter
Vrai : la cueillette des champignons est autorisée dans les forêts publiques. Vous pouvez ramasser jusqu'à 5 litres pour votre consommation personnelle, sans intention de vente. La loi stipule que vous devez utiliser un panier de dimensions spécifiques. Un excès peut entraîner une amende de 135€, et au-delà de 10 litres, cela devient un délit avec des conséquences plus graves, dont une amende de 45 000€ et jusqu'à trois ans d'emprisonnement. Certaines régions, comme l'Orne, la Manche et le Calvados, appliquent des restrictions supplémentaires.
Vente de champignons : demandez la permission
Vrai : pour vendre des champignons cueillis, un accord préalable de l'ONF est nécessaire dans les forêts communales. En revanche, fausse information : dans les forêts privées, le propriétaire a tous les droits sur les champignons. Sans autorisation, la cueillette est généralement interdite, même si une tolérance peut exister. Respectez toujours le droit de propriété.
Quelques règles pour les fruits et fleurs
Vrai : la cueillette de myrtilles et autres fruits est possible dans la limite de 5 litres, tant qu'aucune réglementation ne l'interdit. Vous pouvez utiliser vos mains ou un « peigne », mais il est important de ne pas déraciner les plantes. Pour les fleurs, vous pouvez composer un petit bouquet, tant que vous évitez les espèces protégées (plus de 400 sur tout le territoire). Renseignez-vous auprès de la Dreal pour connaître les plantes à ne pas toucher.
Sanctions et vérifications
Faux : dans les parcs nationaux et réserves naturelles, la cueillette est généralement interdite, quel que soit le type de plante. La gendarmerie effectue des contrôles réguliers pour assurer le respect de la réglementation.
Un conseil : respectez toujours l'environnement. Ramasser les champignons et les plantes en coupant plutôt qu'en arrachant, c'est bénéfique pour l'écosystème. En outre, la vente de produits de votre propre cueillette doit être déclarée aux autorités fiscales.







