Ce samedi 21 mars, environ 300 membres d'Extinction Rebellion (XR) ont occupé la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris pour y organiser une assemblée citoyenne axée sur des enjeux écologiques, à la veille du second tour des élections municipales.
Les manifestants ont souhaité faire entendre leur voix sur l'urgence environnementale, en rappelant que l'écologie est souvent éclipsée dans les débats électoraux, alors qu'elle est parmi les préoccupations majeures des Français. Juliette, porte-parole d'XR, a souligné : « Nous voulons remettre l'écologie au centre des discussions, en prenant en compte la convergence des luttes ».
Le choix de la date n'est pas anodin. Cette action vise à rappeler aux candidats que les préoccupations environnementales doivent être au cœur de leurs discours. Dans une atmosphère conviviale, les manifestants se sont installés avec des barnums et des tipis, chantant et dialoguant.
Face à des restrictions gouvernementales empêchant une occupation dans plusieurs lieux stratégiques, les organisateurs ont opté pour la passerelle, entre la Bibliothèque nationale de France (BNF) et Bercy, espérant y rester jusqu'à dimanche, si les autorités ne les délogent pas.
Remobiliser les gens démocratiquement
Pour compliquer l'éventuelle évacuation par la police, certains militants se sont enchaînés, portant une banderole proclamant « Ensemble contre la haine ». Deux cordons de police se sont rapidement formés autour de la passerelle. Granny, militante et commerçante indépendante, a expliqué que l'objectif est « de remobiliser les gens de manière démocratique » et de défendre l'idée d'avoir « des assemblées citoyennes décisionnaires ».
Héloïse, une autre porte-parole, a précisé que ces assemblées citoyennes font partie des priorités d'XR. « Nous ne nous sentons pas écoutés aujourd'hui. C'était le bon moment pour rappeler cette revendication avant le dernier tour de vote », a-t-elle déclaré.
Juliette, pour sa part, a évoqué l'importance de la mobilisation collective et festive, notant : « Nous voulons faire venir tout le monde, l'événement est ouvert à tous, citoyens et citoyennes ». Cette occupation sur la passerelle Simone-de-Beauvoir a donc été pensée comme un outil de sensibilisation et de rassemblement autour des enjeux écologiques, dans un contexte politique où ces questions sont souvent marginalisées.







