Êtes-vous en mesure de reconnaître un bon vin ? Grâce à la méthode CIEL, apprenez à l'évaluer comme un véritable professionnel !
Cette année, vous avez décidé de parcourir différents salons de vignerons pour dénicher des trésors. Cependant, lors de vos dégustations, vous êtes souvent en mesure d'exprimer vos préférences, mais pas toujours de justifier vos choix. Résultat : le dernier vin que vous avez sélectionné pour un dîner n’a pas vraiment fait l’unanimité. Pour éviter cela, il existe une méthode infaillible. Un expert vous en dévoile les secrets.
Une étape incontournable
Au cours d'une dégustation, il est essentiel de débuter par l'analyse visuelle - examiner la robe, la limpidité, et la brillance du vin. Ensuite, il faut se concentrer sur les arômes et finalement sur le goût. Avant d'aller plus loin, une question fondamentale doit être posée, indique Yann Rousselin, fondateur de l'école de dégustation Le Coam (Cours d'Oenologie And More) : "Le vin présente-t-il un défaut ?" Un bon vin ne doit montrer aucun signe de défauts. "En général, si quelque chose semble désagréable au nez, c'est un indicateur de défaut", précise le spécialiste.
Les 4 clés pour identifier un bon vin
Pour faire la différence entre un bon vin et un vin moyen lors d’une dégustation, Yann Rousselin recommande d'appliquer la méthode CIEL, une approche en quatre étapes. La première lettre, "C", signifie complexité. Cela implique d'évaluer si le vin est riche en arômes variés ; par exemple, un vin qui ne présente pas seulement des notes de fruits, mais également des nuances pâtissières. Plus la gamme des arômes est large, plus le vin est considéré comme complexe.
La seconde lettre, "I", représente l’intensité. "Un bon vin doit posséder une bonne intensité olfactive", rappelle-t-il. Un vin aux arômes trop dilués est rarement excellent. Cela ne signifie pas qu'il doit être flamboyant, mais il doit avoir une présence. Le "E" est sans doute l'élément le plus crucial : il évalue l'équilibre du vin. Imaginez une balance, où d'un côté se trouvent l'acidité, l'amertume, et les arômes de fruits acides, tandis que de l'autre se trouvent le sucre, l'alcool et les arômes de fruits mûrs. "Cette balance n’a pas besoin d’être parfaite, mais un certain équilibre est indispensable pour qu’un vin soit plaisant. Un vin trop acide peut sembler vert, alors qu’un vin trop alcoolisé sera lourd", explique le spécialiste.
Enfin, le "L" se réfère à la longueur, la durée durant laquelle les arômes persistent en bouche. Si les saveurs restent présentes quelques secondes après avoir ingéré ou craché, le vin peut être alors qualifié de long.
Ainsi, si le vin réussit à passer ces quatre critères, n’hésitez pas à exclammer : "CIEL, c’est un bon vin !"







