Philippe Roingeard, président de l’Université de Tours, alerte sur une situation budgétaire qui devient critique. "Ça devient infernal, on n’a plus aucune réserve", confie-t-il lors de son intervention sur France Bleu, face à un déficit de 11 millions d’euros. Le président dénonce une hausse des charges non compensées par des financements publics insuffisants.
Il souligne : "Il y a des charges supplémentaires qui nous tombent dessus", en référence à des coûts nouveaux tels que "la mise en place de la protection sociale complémentaire". "L’État ne compense pas toutes les mesures salariales qu’il nous demande de mettre en place", précise-t-il, en évoquant les ajustements nécessaires pour les caisses de retraite.
"On reproduit les dotations sans tenir compte des évolutions"
Roingeard insiste sur le fait que l’université de Tours est "l’une des dernières dans le classement des dotations accordées par rapport au nombre d’étudiants". Il dénonce un système frustrant qui depuis quinze ans "reproduit les dotations sans tenir compte des évolutions des établissements". Face à cette "véritable injustice", il appelle à une révision du modèle financier des universités.
Le président demande également le soutien des élus locaux : "Je compte sur eux pour obtenir un traitement plus équitable". Il souligne que malgré le déficit, des efforts sont faits au sein de l’établissement pour réaliser des économies, comme "remplacer certains professeurs par des postes de non-titulaires" et reporter des projets de rénovation jugés essentiels.
Mercredi, en dépit des préoccupations financières, il a rassuré les futurs étudiants : "Nous serons là pour accueillir tous nos élèves à la rentrée prochaine, c'est notre mission de service public", affirme-t-il, en mettant en avant l'importance de la formation des jeunes dans un contexte économique difficile.







