Dans un verdict choquant prononcé à Brest, une ancienne assistante familiale a été condamnée à un an de prison avec sursis pour avoir maltraité une fillette placée sous sa garde. Caroline S., âgée de 44 ans, avait pour habitude de l'attacher dans son lit la nuit. Le tribunal a également interdit à cette mère de famille d'exercer à nouveau la profession d'assistante maternelle ou familiale.
Les faits ont été dévoilés lorsque la gendarmerie est intervenue au domicile de Caroline, situé à Lannilis, dans le Finistère, le 13 mai 2024. En arrivant sur les lieux, les autorités ont découvert l'enfant de deux ans, attachée avec des liens, sans matelas, sur un sommier. Sud Ouest rapportait également que des témoignages recueillis indiquaient que la prévenue la laissait sur le balcon pour la faire taire et lui jetait de l'eau au visage.
Ce sont les enfants de Caroline S. qui ont alerté les autorités sur ces abus. L'un d'eux a révélé avoir été victime de coups et de violences physiques, affirmant : "Tata Caro me tapait parce qu'elle était fatiguée". Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les familles d'accueil en difficulté, un fait souligné par l'avocate de la prévenue, Maëva Kong A Siou, qui a évoqué un "épuisement professionnel" et l'accumulation des problèmes personnels de Caroline.
Après son divorce en 2021, une série d'incidents violents ont été signalés. Bien que certains faits aient abouti à sa condamnation, d'autres allégations concernant un garçon placé chez elle ont été rejetées. Le tribunal a également condamné Caroline à verser des dommages et intérêts de 4 000 euros aux parents de la fillette ainsi qu'un euro symbolique à l'association Enfance et Partage. Cette affaire soulève des questions inquiétantes sur les insuffisances du système de protection de l'enfance, appelant à une réflexion urgente sur les moyens apportés aux familles d'accueil.







