En poste depuis 2014, Patrice Vergriete brigue un troisième mandat avec une liste atypique amalgamant différents partis de gauche et de droite. L'attelage hétéroclite a été qualifié de "divers centre" par le ministère de l'Intérieur.
"Notre projet transcende les clivages partisans. Ce qui prime, c'est le bien-être des Dunkerquois, pas le score d'un parti", a-t-il déclaré dans un clip de campagne du 1er février.
Lors des élections de 2020, il avait remporté 64,04% des voix dès le premier tour, devançant largement le Rassemblement National et d'autres listes locales.
Patrice Vergriete s'érige en défenseur de la réindustrialisation, promettant la création de 20 000 emplois via des projets ambitieux, notamment des méga-usines de batteries électriques. Son engagement a été soutenu par Emmanuel Macron lors de ses visites à Dunkerque pour promouvoir les succès du maire.
"Nous avons redonné de l'espoir et de la fierté aux Dunkerquois qui vivaient une période difficile. Grâce à des politiques justes, nous inversions la tendance d'une agglomération en déclin", a-t-il déclaré à BFM Grand Littoral.
L'impossible union de la gauche
Avec des tentatives avortées d'union à gauche, la section locale du PS a récemment voté à 95 % en faveur d'un soutien à Vergriete. Cela a suscité les critiques des communistes qui dénoncent les rivalités internes et l'absence d'une union solide.
De plus, des discussions sur la nationalisation d'ArcelorMittal à Dunkerque ont révélé des divergences profondes entre Vergriete et la gauche locale. Le maire préconise d'autres solutions que la nationalisation, au grand dam de ses anciens camarades socialistes.
Ralliement des socialistes puis des communistes
Après avoir reçu le soutien du PS, les communistes de Dunkerque ont exprimé leur désaccord sur le manque d'unité de la gauche. Ils reconnaissent les succès de la municipalité, notamment en termes d'avancées sociales et écologiques.
Le soutien de la droite républicaine
Le parti Les Républicains a également donné son soutien à Vergriete, élargissant encore la base de sa coalition. Le chef de file local, Charles Neuquelman, a mentionné des préoccupations communes autour de la sécurité et du cadre de vie, consolidant ainsi les ambitions de Vergriete.
Le RN lâche une liste en pleine campagne
À la suite du ralliement des Républicains, le Rassemblement National a finalement retiré son soutien au candidat local, soulignant les tensions grandissantes au sein des partis politiques locaux.
Alors que l'élection s'annonce tendue, Dunkerque se retrouve sous les projecteurs, illustrant une dynamique politique en mouvement.







