Sept ans après les événements tragiques survenus lors des manifestations à l'Arc de Triomphe, Alexandre Frey, un Gilet jaune victime d'un tir policier, a réussi à obtenir la réouverture de son enquête. Cette décision fait suite à une évaluation de la cour d'appel, qui a jugé que l’enquête initiale était insatisfaisante.
Le 8 décembre 2018, alors que les Champs-Élysées étaient envahis par les manifestants, Alexandre faisait partie des 23 victimes d'éborgnement ce jour-là, un sujet également exploré dans le film Dossier 137, qui a récemment remporté un César. Selon les informations rapportées par Ouest-France, la cour a souligné que les investigations n’avaient pas permis d’identifier l’auteur du tir, raison pour laquelle l'affaire avait été classée sans suite à l'origine.
Enquête jugée incomplète
Alexandre, qui avait fait le déplacement depuis la Picardie, s’est retrouvé pris au piège devant l’Arc de Triomphe à cause des barrages policiers qui avaient exacerbé les tensions. Après plusieurs heures de chaos, il a été touché à l’œil, alors qu'il tentait d'aider un ami blessé au pied. Ce moment tragique témoigne de la violence qui a marqué cette journée, mais aussi de la lutte pour la justice qui s’est poursuivie depuis. Des experts et militants s'accordent à dire que la réouverture de cette enquête est cruciale pour clarifier les événements entourant ces manifestations et pour rendre des comptes aux victimes.
Alors que la France se prépare à commémorer ces événements, la voix d'Alexandre Frey résonne fortement, rappelant à tous l'importance de la vérité et de la responsabilité. En ce moment charnière, l'espoir d'une justice pour tous ceux qui ont souffert continue de guider les mobilisations en cours.







