La campagne pour les municipales a déjà débuté, mettant en avant tracts, affiches, et surtout activisme sur les réseaux sociaux. Certains candidats y exposent leurs programmes, tandis que d'autres exploitent les tendances TikTok pour capter l'attention.
Cependant, parmi cette surabondance de contenus, certaines publications attirent l'attention. Par exemple, une vidéo choc mettant en scène Claire Marais-Beuil, candidate RN à Beauvais, semble montrer un strip-tease, mais, en réalité, il s'agit d'un deepfake.
Augmentation des deepfakes et des faux sites d'information
Ce phénomène, bien que déjà présent, prend une ampleur nouvelle. Les deepfakes, qui usurpent l’identité de personnalités politiques, ne se limitent plus aux figures nationales. Récemment à Toulouse, un adjoint relayait une image générée par IA qui a rapidement été qualifiée de "Trump sur Garonne" par un responsable politique.
Les fausses informations ne se résument pas à des vidéos. Un rapport de Reporters sans frontières indique qu'une campagne de désinformation s'est intensifiée, avec des dizaines de faux sites d'information mimant des médias francophones. En 2025, plus de 85 de ces sites étaient encore actifs, publiant près de 14 000 articles trompeurs.
Bien se préparer contre la désinformation
Pour contrer ces arnaques, la vigilance est de mise. Victor Baissait, expert en cybercriminalité, souligne l'importance du doute. "Il ne faut pas se fier à la viralité d'une publication pour juger de sa véracité. Les contenus qui provoquent des émotions sont souvent les plus trompeurs." Il est conseillé d'analyser les images à la recherche de détails suspects et de questionner la source des informations. L'usage d'outils de vérification tels que Google Lens ou TinEye peut également s’avérer utile, tout comme suivre les grandes plateformes de fact-checking qui décrivent la désinformation à l'œuvre.
Avant les élections, il est essentiel de se tourner vers des médias réputés pour éviter d'être piégé par des faux sites, souvent créés avec des URL trompeuses. Des outils comme ScamDoc permettent de vérifier la fiabilité des sites.







