Le leader du Rassemblement national, Jordan Bardella, a appelé ce samedi 28 février, lors d'un meeting à Perpignan, la gauche "dite modérée" à réfléchir sérieusement à sa relation avec La France Insoumise (LFI). "Si cette gauche existe encore, elle doit rompre définitivement avec LFI", a-t-il déclaré devant environ 3 500 personnes.
Bardella a également évoqué les événements récents, notamment le décès du militant nationaliste Quentin Deranque, survenu à Lyon le 14 février. Selon lui, ce tragique incident témoigne d'un "climat de violence" aggravé par les discours de figures politiques comme Jean-Luc Mélenchon et ses alliés. "Insulter nos forces de l'ordre et menacer de faire les poches des riches encourage la violence", a-t-il affirmé.
Un appel à l'unité contre LFI
"J'appelle la gauche dite modérée à rompre définitivement avec LFI, car toute alliance de second tour serait pour elle et pour le reste de la classe politique une marque de déshonneur", a insisté Bardella. Cette déclaration survient à un moment où les tensions montent entre le Rassemblement national et LFI, qui s'affrontent à Perpignan, où Louis Aliot, le maire sortant, et Michaël Idrac, représentant une coalition d'insoumis et d'écologistes, se préparent pour les élections municipales.
Les propos de Bardella font écho à ceux d'autres analystes politiques. Parlant de la dynamique actuelle au sein de la gauche, Jean-François Kahn, journaliste et politologue, a déclaré à Libération : "La gauche est à un tournant critiques; sa capacité à se réinventer peut déterminer son sort aux municipales." Malgré ces tensions, Bardella a su mobiliser son public, avec un discours martelé et une vision claire pour les futurs enjeux politiques dans le pays.







