Le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, a pris la parole ce samedi 7 février lors d'un déplacement à Agde (Hérault), où il a apporté son soutien au candidat de son parti, Aurélien Lopez-Liguori, en vue des élections municipales de mars prochain. Au cours d'une interview accordée à BFMTV, Bardella a partagé ses réflexions sur divers sujets, allant des élections à la situation à l'international.
Dans le contexte du procès en appel de Marine Le Pen, Bardella a confirmé son engagement et sa fidélité à la présidente du RN, tout en écartant tout désir politique personnel pour se représenter à la présidence.
Appel à la démission de Jack Lang
Bardella n'a pas hésité à critiquer l'ancien ministre Jack Lang, en le qualifiant de "défense très fragile" face aux accusations le liant, ainsi que sa fille Caroline, à Jeffrey Epstein. "L'importance des accusations justifie son retrait et il devrait présenter sa démission de l'Institut du monde arabe", a-t-il insisté. Peu après, Lang a annoncé sa propre démission, répondant ainsi à la pression publique.
Bardella a également interrogé la confiance accordée par le président de la République envers Lang, pointant du doigt une "complicité du système politique".
Les municipales comme tremplin pour 2027 ?
Le président du RN a souligné que son parti se propose de combattre les hausses d'impôts et de renforcer la police municipale, tout en ouvrant la voie à un environnement favorable aux entreprises. Son ambition est claire : inciter les électeurs à faire entendre leur mécontentement envers le gouvernement actuel lors de ces élections.
L'évocation de possibles alliances au second tour des municipales démontre une flexibilité stratégique. Bardella se dit prêt à considérer "au cas par cas" des discussions pour unir les forces de droite afin de prévenir la montée de l'extrême-gauche.
Une main ferme face aux candidats controversés
Interrogé sur les critiques concernant le choix de certains candidats jugés problématiques au sein de son parti pour les municipales, Bardella a affirmé sa capacité à agir, affirmant : "Ma main n'a jamais tremblé" lors de telles situations. Il a précisé que la diversité de candidats dans une campagne implique toujours des risques de non-conformité.
La dissolution s'éloigne
Sur le front politique, Bardella a noté que l'hypothèse d'une dissolution précoce de l'Assemblée semble s'éloigner, tout en dénonçant les alliances qu'il voit comme compromettantes pour son adversaire, le gouvernement actuel.
Une vision pour la France sur la scène internationale
Concernant les défis mondiaux, il estime que "la France doit renouer avec une posture de puissance", évoquant le patriotisme et la défense des intérêts nationaux comme des priorités sous la présidence de Trump. Il a regretté que la France cherche à s'imposer dans un monde où les leaders affichent une image robuste.
Sur le procès de Marine Le Pen, où des réquisitions lourdes ont été demandées à son encontre, Bardella a décrit cette période comme "difficile" et a déclaré qu'il sera à ses côtés jusqu'au bout. Il a conclu en exprimant sa conviction que la loyauté et le soutien au sein du RN restent précieux en ces temps incertains.







