Ce week-end à Tours, les leaders de la gauche non mélenchoniste ont décidé de se rassembler pour organiser une primaire en vue des élections présidentielles de 2027. Un tournant pour cette partie du spectre politique alors que le Parti socialiste (PS) semble pris de doutes, observant les discussions de loin.
Cette réunion, qui fait suite à leurs engagements pris en juillet à Bagneux, marque une avancée significative. La figure de proue de cette initiative, Lucie Castets, accompagnée de personnalités telles qu'Olivier Faure (PS), Marine Tondelier (Écologistes), Clémentine Autain et François Ruffin, aspire à une candidature commune qui leur permettrait de se hisser au second tour des prochaines élections.
Un calendrier à confirmer
Dans leur agenda, une date clé a émergé : le 11 octobre 2026. Toutefois, le type de scrutin à adopter reste à discuter. Cette coalition, baptisée Front Populaire 2027, doit également définir les règles d'accès à la primaire.
Des divisions internes à surmonter
Néanmoins, le chemin est semé d'embûches. Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Raphaël Glucksmann (Place publique), différant sur la stratégie, rechignent à participer à ce processus, convaincus de mieux représenter le vote utile. De plus, le PCF semble distant, même si le PS et les Écologistes espèrent une intégration prochaine. Olivier Faure, bien que favorable à la primaire, doit évoluer prudemment, conscient des oppositions internes au PS qui compliquent sa position.
Le dilemme du PS
Le premier secrétaire du PS devra consulter ses membres après les municipales pour décider de son implication dans cette initiative unitaire. Comme l’a souligné Patrick Kanner, chef des sénateurs socialistes, la situation politique demeure complexe. Même si l'enthousiasme n'est pas au rendez-vous, des figures comme Marine Tondelier et Clémentine Autain espèrent voir les socialistes se souvenir des conséquences des dernières élections.
Pour une gauche reformiste
Des personnalités telles que François Hollande plaident pour une fédération de la gauche reformiste, intégrant différentes sensibilités, allant du PS à des figures comme Bernard Cazeneuve. Hollande souligne que la fragmentation actuelle à l’Assemblée démontre la nécessité d'une coopération plus étroite entre les différents acteurs de gauche.
Alors que certaines voix appellent à désigner rapidement un candidat au sein du PS, rien n'est encore défini. La maire de Nantes, Johanna Rolland, interroge la logique de sacrifier une stratégie unitaire qui a prouvé son efficacité aux municipales.







